La VRT craint un effort réel de 40 millions d'euros, 250 emplois menacés selon les syndicats

La direction de la VRT n'a pas caché vendredi, dans une communication au personnel, le choc qu'elle a ressenti en prenant connaissance de l'ampleur des efforts demandés par le nouveau gouvernement flamand. Le syndicat socialiste CGSP parle de 250 emplois menacés.

"Nous sommes très choqués par ce que nous avons lu des économies imposées à la VRT et nous comprenons la grande inquiétude qui règne au sein de la VRT et dans le secteur des médias", écrit l'administrateur délégué de la radio-télévision flamande de service public, Paul Lembrechts.

"Selon les chiffres budgétaires, il s'agit de 2,4 millions d'euros en 2020, un montant qui grimperait chaque année jusqu'à 12 millions d'euros en 2024. Mais il y a plus: en raison notamment de la non-indexation de la dotation et des coûts du vieillissement, l'économie totale grimperait à plus de 40 millions d'euros en 2024", ajoute le patron de la VRT.

Paul Lembrechts a rencontré le nouveau ministre flamand des Médias, le CD&V Benjamin Dalle. "Notre priorité est maintenant le budget 2020, car les premières économies se feront bientôt ressentir." Il évoque un plan déjà préparé pour maintenir le fonctionnement de la maison. Des sources internes à la VRT faisaient état d'une ambiance morose vendredi au boulevard Reyers.

Le ministre Dalle, quant à lui, n'a pas confirmé le chiffre de 40 millions, qui est selon lui le résultat d'un calcul interne à la VRT. Il renvoie aux prochaines confections budgétaires et à la préparation du nouveau contrat de gestion, et promet un dialogue sur la manière dont les efforts seront réalisés. "Il est clair qu'un exercice d'efficience touchera aussi la VRT, mais nous envisagerons en priorité des non-remplacements de départs à la pension".

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