La revue des médias : Fear VS Hope

Les élections de mi-mandat ont lieu ce mardi aux Etats-Unis et une fois de plus, le président américain occupe de nombreuses pages. Et pourtant la photo de Donald Trump ne fait pas la une de la presse belge. On retrouve plutôt celle d'un certain Barack Obama. L'espoir des démocrates " titre De Morgen. L'ancien président fait campagne pour Stacey Abrams en Géorgie. Elle peut devenir la première femme gouverneur noire aux États-Unis.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit.

"Choisir entre la peur et l'espoir" comme l'écrit De Standaard.

"La Peur pour munition électorale" insiste Béatrice Delvaux Dans Le Soir.

"C’est le seul programme proposé depuis quelques jours par un Trump déchaîné par la nécessité d’aller chercher cette victoire républicaine. Jamais auparavant les élections de mi-mandat aux États-Unis n'avaient été aussi importantes qu'aujourd'hui", poursuit Ruben Mooijman dans De Standaard.

Les Américains vont décider avant tout le modèle politique qu'ils veulent.

" Le modèle populiste, basé sur le mensonge, la peur et la polarisation ou le modèle décent, basé sur des faits, des programmes et des réalisations. C'est qu'un succès démocrate à la chambre des représentants serait peu banal" explique Béatrice Delvaux dans Le Soir. "Il infligerait une première vraie défaite à un président qui impose depuis des mois sa rhétorique, sa vision du monde et de l’étranger, ses tweets et son mépris, autant à son parti qu’à ses opposants, sans que rien jusque-là ne soit venu ébranler son pouvoir."

Une victoire pour le parti démocrate signifierait un coup porté au populisme. Et De Standaard de conclure : "Une victoire démocrate se serait aussi le signal donné qu'il y a des limites à ce que vous pouvez vous permettre en tant que politicien."

Autre sujet évoqué par la presse ce lundi : la dépression dans De Morgen.

On ne s'occupe pas assez de ce qui se passe après la dépression, la manière dont le patient parvient à se réinsérer dans le travail, à retrouver un rythme. "Cela devrait faire partie intégrante du processus de guérison."

On sait par exemple qu'un jeune sur sept fera face à une dépression mais on n'a pas de chiffre sur le rétablissement. "Combien de personnes parviennent à se reconstruire, à retrouver une qualité de vie ?"

"Pendant trop longtemps, on a pensé que le positif augmenterait si vous réduisiez le négatif. Ce n'est pas vrai" explique un médecin dans De Morgen. Ceux qui sont malades veulent savoir quelles sont les chances de guérison. L'édito insiste : "Chez les personnes souffrant de dépression ou de sautes d'humeur, il n'y a guère de réponse scientifiquement prouvée à cette question simple et pourtant cruciale."

Autre question cruciale dans Le Soir à l'heure du petit-déj’. "Que mangeaient les hommes préhistoriques ?" L’archéologue a toujours la pioche, la truelle et les pinceaux à la main. Mais il a aussi, au laboratoire, la spectrométrie de masse et par fluorescence, le rayonnement synchrotron ou la chromatographie en phase gazeuse. Des mots compliqués qui permettent de savoir ce que mangeaient nos ancêtres. La cuisine préhistorique se dévoile par le biais de l’analyse de résidus dans les bols et récipients en céramique.

Au menu :  des céréales, des légumes, des produits laitiers et diverses viandes.

Bon appétit !

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