La revue de presse : On n'a que le foot que l'on mérite

Deux matchs se jouent en parallèle. Les élections communales et ce FootbelGate. Dans les deux cas, la presse tire le même constat : c'est au citoyen-spectateur de décider ce qu'il veut !

Un grand déballage

" Il y a là, écrit le Soir, de quoi faire date dans l'histoire du football belge. Transactions financières suspectes. Commissions occultes. Organisations criminelles. Blanchiment d'argent. Corruption privée. Fraude à la TVA. Suspicions de matchs falsifiés. Les termes utilisés par le Parquet fédéral sont sans appel. Précis. Glaçants. Violents. Ils mettent en lumière un véritable système de contrôle. Contrôle des joueurs, des clubs, des arbitres et des journalistes au détriment des lois, de l'éthique et des hommes. Face à tout cela, on ne peut que se réjouir que la police et la Justice mettent les pieds dans ce marigot bien nauséabond. Il faut désormais espérer, conclut Le Soir, que le nettoyage sera complet. "

Le maillon faible du foot

Dans son édito du Morgen, Bart Eeckhout signe un aveu. Le foot, dit-il, c'est Eden Hazard, maillot de Chelsea, qui slalome entre les joueurs de Liverpool. Pour l'éditorialiste encore, le foot, c'est Nacer Chadli contre le Japon et la victoire dans les arrêts de jeu. Pour le commentateur enfin, le foot ce sont ces instants qui deviennent immortels. Ici, l'outrance des soupçons soulevés n'inspirent que le dégout... Pourtant, le véritable problème du foot est ailleurs. Le maillon faible de ce sport, ce sont ces spectateurs. Vous, nous. Et les autres

Le problème, dit le Morgen, c'est que nous sommes tous contre la corruption mais que nous applaudissons le championnat même si les dés sont pipés. Le problème c'est que nous rejetons le dopage, mais que nous applaudissons quand même les cyclistes sur-piqués. Le problème, c'est que chaque scandale sportif nous écœure, mais que le prochain goal d'Eden Hazard fera passer notre colère.

J’peux pas, j’ai élections...

" On se serait bien offert un week-end à la mer, ou à Amsterdam ou en Ardenne ou à Paris... Seulement dimanche, y' a élection. Et en Belgique, voter, c'est une obligation, rappelle La Libre. Qui s'en plaindra ? Quelques ronchons, ceux qui seront les premiers à exiger qu'on les consulte quand une décision politique leur déplaira. Quelques citoyennes, quelques citoyens qui s'éloignent de la politique parce que, ce sont toujours les mêmes. Parce que voter ne sert à rien. Parce que la plupart des élus sont incompétents. Toujours les mêmes ? faux, dit La Libre. Le renouvellement atteint 7 candidats sur 10 pour cette élection. Voter ne sert à rien ? Cela reste à voir. On exprime toujours plus avec un vote que sans vote du tout. Quant aux élus incompétents, s’il y en a. A chaque citoyen d'écarter l'incompétent du siège qu'il occupe. Du reste, reprend la libre, si l'on est mécontent de la politique locale. De la vitesse trop élevée près de l'école. Ou du bar bruyant qui s'est installé. Rappelons, simplement que c'est à cela que servent ces élections.  L'occasion de changer le cours des choses. Allons voter. Pas par inadvertance. Pas par habitude. Mais par détermination. En choisissant celles et ceux qui portent nos projets. Nos valeurs ou nos convictions.

Conseil de vote de Taylor Swift

Le Monde revient ce matin sur une vidéo postée par la chanteuse Taylor Swift. Aux électeurs du Tennessee, lieu où elle réside, la chanteuse star offre un conseil : " renseignez-vous sur les candidats et votez pour ceux qui représentent vos valeurs." Depuis ce poste, dans lequel Taylor Swift précise ses préférences (2 démocrates), de nombreuses voix hurlent à la trahison. Donald Trump a déclaré " aimer sa musique 25% de moins qu’avant. " Le Monde le souligne, en choisissant de parler intelligemment politique à ceux qui hésitent, la chanteuse a tapé juste. "C'est là où on ne les attend pas que les coups sont les plus rudes !"

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