La popularité du roi d'Espagne en forte baisse

Le roi d'Espagne Juan Carlos quitte l'hôpital de Madrid où il était soigné, le 9 mars 2013
Le roi d'Espagne Juan Carlos quitte l'hôpital de Madrid où il était soigné, le 9 mars 2013 - © Pedro Armestre

La popularité du roi d'Espagne Juan Carlos a chuté ces derniers mois, sous l'effet notamment du scandale de corruption qui ébranle la monarchie mais semble encore épargner le prince héritier Felipe, selon un sondage.

Selon cette enquête publiée dimanche par le journal El Pais et réalisée avant la mise en cause, mercredi par un juge d'instruction, de l'infante Cristina, la seconde fille du roi, 53% des personnes interrogées "désapprouvent" la façon dont le souverain exerce ses fonctions, contre 42% qui l'"approuvent".

Ce solde négatif de onze points est à comparer avec le solde positif de 21 points, qui ressortait du dernier sondage semblable effectué en décembre 2012.

Le prince Felipe qui, à 45 ans, occupe une place grandissante dans les cérémonies officielles où il représente très souvent son père handicapé par des ennuis de santé, recueille lui 61% d'avis favorables contre 33% d'opinions défavorables.

Avec une différence de 28 points, sa popularité baisserait donc par rapport à un avantage de 37 points en décembre, mais dans une mesure bien moindre que celle du roi, toujours selon ce sondage réalisé par l'institut Metroscopia.

Une partie de chasse lui a coûté cher à deux titres

L'image du roi Juan Carlos, longtemps très populaire en Espagne pour avoir assuré la transition démocratique après la mort de Francisco Franco le 20 novembre 1975, avait commencé à souffrir au printemps 2012, après l'épisode malheureux d'une coûteuse partie de chasse au Botswana, qui l'avait contraint à présenter des excuses publiques et avait choqué le pays miné par la crise économique et un chômage de 26%.

L'enquête judiciaire pour corruption, qui vise Iñaki Urdangarin, l'époux de l'infante Cristina, soupçonné d'avoir détourné plusieurs millions d'euros d'argent public, puis son dernier épisode, la convocation de Cristina par un juge, ont plongé la monarchie espagnole dans une crise sans précédent et fait grandir l'hypothèse d'une abdication du roi au profit de son fils.

AFP

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