La pollution numérique, source de 4% des émissions annuelles de CO2

La pollution numérique, source de 4% des émissions annuelles de CO2
La pollution numérique, source de 4% des émissions annuelles de CO2 - © Tous droits réservés

Une nouvelle grève mondiale est prévue ce vendredi. Des manifestations, des concerts, des assemblées citoyennes sont organisés, notamment à Bruxelles. Le but est toujours le même : faire pression sur les élus politiques pour qu’ils prennent des mesures concrètes afin de lutter contre le changement climatique, tels que baisser les émissions de CO2 des avions, des voitures ou revoir la manière dont nous nous chauffons en hiver. Parmi les sources de pollution, comme le chauffage, ou les transports, il y en a une qu’on a tendance à oublier : la pollution numérique. Mais, qu’est-ce que c’est au juste ? "La pollution numérique, c’est tous les aspects de l’utilisation de l’informatique qui polluent. Cela va de l’extraction des ressources pour créer un smartphone, un laptop etc. à l’utilisation des réseaux, regarder des vidéos sur internet, recevoir des newsletters en quantité, jusqu’à la fin de vie où on recycle très très mal les matériaux du numérique", précise Olivier Vergeynst, le fondateur de Green IT Belgium, une société qui donne des conseils sur la manière d'utiliser Internet.

Ainsi, si Internet devait être un pays, il serait le 3e plus gros consommateur d’électricité au monde derrière la Chine et les Etats-Unis. Regarder une vidéo sur Youtube, envoyer un e-mail, un message, toutes ces données doivent être stockées et envoyées. Cela demande de l’énergie et cela pollue "les nouvelles technologies représentent 4% des émissions annuelles mondiales de CO2, soit autant que les avions", explique Olivier Vergeynst. 

Pourquoi ces nouvelles technologies polluent tant ?

Une des causes principales est l’extraction des matières premières utilisées dans la fabrication de nos téléphones portables : le cobalt, le lithium, les terres rares. "Cela pollue l’eau et l’air, sans parler des conflits économiques que cela engendre et des conditions de travail. En République démocratique du Congo, 40.000 enfants extraient du cobalt des mines", précise le directeur de Green IT Belgium.

Renouveler trop souvent son smartphone ou sa tablette, c'est également une source de pollution. "Le taux de renouvellement est trop élevé. On change trop vite pour suivre la mode alors qu'il y a moyen de s'en sortir en passant par des entreprises sérieuses de reconditionnement"ajoute-t-il.

Des petits gestes simples pour limiter la pollution numérique

"Tout d’abord, c’est changer de matériel moins fréquemment. Et si on doit le changer, privilégier l’achat de matériel reconditionné ou du moins l’envisager. En fin de vie du GSM, l’apporter vers des entreprises qui font du reconditionnement, plutôt que de le jeter tout simplement".

Olivier Vergeynst conseille aussi de privilégier la ligne ADSL, le wifi, par rapport à la 4G. "On va consommer entre deux à trois fois moins d’énergie en utilisant du wifi. Si vous voulez regarder un film dans le train, téléchargez-le chez vous, avant votre voyage". Autres gestes à faire au niveau de votre consommation: Eviter les recherches inutiles sur Internet, se débarrasser des newsletters et des messages qui surchargent les boites e-mail. 

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