La fermeture de MegaUpload emporte d'autres sites dans son sillage

Climat de plus en plus tendu pour les sites d'hébergements
Climat de plus en plus tendu pour les sites d'hébergements - © John Trainor (par Flickr)

La fermeture ce 19 janvier du site de partage de vidéo Megaupload a enflammé le monde de la vidéo communautaire en ligne. Depuis l’arrestation de Kim Dotcom, plusieurs sites de partage ont également fermé leurs portes.

L’arrestation du patron de MegaUpload a mis le feu aux poudres et de nombreux sites réagissent à la menace du FBI. Filesonic, concurrent de MegaUpload vient de supprimer le service permettant de partager des vidéos. Le site indique sur sa page d’accueil que "le service ne peut être utilisé que pour envoyer et récupérer des fichiers que vous avez vous-même envoyés". Une forme de protection donc.

Deux autres concurrents directs viennent de fermer leurs portes : allostreaming.com et alloshowtv.com. La raison annoncée est le déréférencement des principaux moteurs de recherche ainsi que la pression effectuée par les ayant droits sur les fournisseurs d’accès internet.

Depuis quelque jours les sites de type "Megavideo" procèdent à une purge drastique de tout continu illégal. VideoBB, Fileserve, PureVid et Mixture Vidéo ont supprimé une majeure partie de leur contenu ou considérablement restreint l'accès aux ressources.

RapidShare persiste et signe


Cette vague de panique ne concerne néanmoins pas RapidShare, un des leaders en la matière. Une raison majeure: ses dirigeants restent persuadés que tant que les services se conforment aux demandes des ayants droit les services d’hébergements vidéos n’ont rien à craindre. RapidShare soutient ainsi mettre tout en œuvre pour supprimer le contenu illégal. La société affirme dans un communiqué de presse via le site ZDNet.fr : "RapidShare emploie une équipe anti-fraude qui est chargée de recueillir des informations sur les fichiers illégaux auprès des ayant-droits, d’effectuer des recherches indépendantes, de supprimer tout fichier qui enfreint les droits d’auteur et, si nécessaire, de bloquer les comptes utilisateurs. RapidShare a aussi introduit une procédure d’enregistrement que les clients doivent remplir, les upload anonymes ne sont plus autorisés.

RapidShare reste donc le dernier pilier fort de l'hébergement de vidéo à l'heure actuelle.


Jean-Charles Dierickx

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