La Chine retire les cartes de presse de trois journalistes du Wall Street Journal après un titre controversé

La Chine retire les cartes de presse de trois journalistes du Wall Street Journal après un titre controversé
La Chine retire les cartes de presse de trois journalistes du Wall Street Journal après un titre controversé - © Tous droits réservés

Le gouvernement chinois a annoncé mercredi qu'il retirait les cartes de presse de trois journalistes du Wall Street Journal (WSJ) accrédités en Chine, à cause du titre d'un éditorial du quotidien américain que Pékin a jugé raciste.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a expliqué à la presse que le titre de l'éditorial publié le 3 février ("La Chine est le véritable homme malade de l'Asie") était "empreint de discrimination raciale" et "sensationnaliste". Il a reproché au WSJ de ne pas avoir présenté les excuses que Pékin réclamait.

"Les Etats-Unis ont parallèlement annoncé mardi qu'ils commenceraient à considérer cinq grands médias officiels chinois (dont l'agence Chine nouvelle) comme des ambassades étrangères, ce qui les contraindra à enregistrer auprès du département d'Etat leurs employés et leurs propriétés sur le territoire américain" expliquait Reuter.

Aucune restriction ne sera en revanche appliquée aux activités journalistiques chinoises sur le sol américain.

"Nous exprimons notre profond mécontentement et notre ferme opposition", a souligné Geng Shuang, affirmant que les médias chinois avaient toujours réalisé leur travail "conformément aux principes d'objectivité, d'équité, de vérité et d'exactitude".

Les responsables du département d'Etat, qui ont dit avoir informé les cinq groupes des nouvelles règles mardi matin, ont affirmé que l'emprise du régime s'était accrue sur les médias depuis l'arrivée au pouvoir du président Xi Jinping en 2013.

"Il ne fait aucun doute que ces cinq entités font partie de l'appareil de propagande de l'Etat-parti (chinois) et qu'elles reçoivent des ordres directement d'en haut", a dit un responsable américain à la presse sous couvert de l'anonymat.

"Nous savons tous qu'ils sont contrôlés par l'Etat depuis toujours, mais ce contrôle s'est renforcé avec le temps et c'est devenu beaucoup plus agressif (dans le cadre de) leurs activités en dehors des Etats-Unis", a-t-il affirmé.

 

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