La 93e cérémonie des Oscars a eu lieu avec un public restreint, découvrez tous les lauréats

La 93e cérémonie des Oscars, récompenses cinématographiques américaines, a été ouverte dimanche soir à Los Angeles où un public restreint a été accueilli dans une gare art déco historique du centre de la ville californienne.

L’audience est en effet très réduite cette année afin de respecter les règles sanitaires et la distanciation sociale.

La célébrité Afro-Américaine Regina King, réalisatrice de "One Night in Miami," a ouvert la soirée de gala en traversant le hall de la gare Union Station en robe argent, une précieuse statuette dorée à la main. Lors de son introduction, elle a évoqué le mouvement Black Lives Matter avant de présenter divers nominés.


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L’Académie des arts et sciences du cinéma remet au total 23 statuettes au cours de cette soirée. "Nomadland" a confirmé dimanche son statut de grand favori des Oscars en remportant la récompense suprême du meilleur long-métrage tandis que sa réalisatrice Chloé Zhao est devenue la première cinéaste non blanche à remporter le prix du meilleur réalisateur.

Triple Oscar pour "Nomadland", grand favori sacré meilleur film

L’Oscar du meilleur film a été attribué au grand favori "Nomadland" dont la réalisatrice Chloé Zhao a aussi été oscarisée comme meilleure réalisatrice lors de la 93e cérémonie de remise des prix cinématographiques américains dimanche à Los Angeles.

La comédienne américaine de 63 ans Frances McDormand a aussi remporté l’Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de veuve sillonnant les routes des Etats-Unis dans "Nomadland", à la rencontre d’une Amérique invisible.

Le long métrage se penche sur des Américains âgés vivant sur les routes après avoir tout perdu lors de la crise financière.

Le road-movie était un des grands favoris dans la course aux statuettes dorées, alors que tant l’œuvre que sa réalisatrice et son actrice principale avaient déjà été plébiscités aux Golden Globes et Bafta.


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Le succès du film l’est au détriment de la coproduction belge "Sound of Metal", à qui a échappé l’Oscar du meilleur film, catégorie prisée dans lequel il était nommé.

"Nomadland" a aussi battu dans cette catégorie phare "Les Sept de Chicago", "Minari", "Promising Young Woman", "The Father", "Judas and the Black Messiah" et "Mank".

"Nomadland" s’illustre à bien d’autres égards, alors qu’il offre à Frances McDormand une troisième statuette lui permettant de rejoindre ainsi un club très fermé, qui ne compte que sept membres, elle comprise. Cette 93e cérémonie a aussi plébiscité Chloé Zhao, née en Chine, qui est devenue est la première femme non blanche à recevoir l’Oscar du meilleur réalisateur. Elle était aussi la première femme à concourir aux Oscars dans quatre catégories différentes (meilleur film, réalisation, montage et scénario).

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Oscars night, the 93rd Academy Awards ceremony © Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

La tragicomédie danoise "Drunk" sacrée meilleur film étranger

"Drunk", du Danois Thomas Vinterberg, dans lequel apparait l’acteur Mads Mikkelsen, a été récompensé dimanche par l’Oscar du meilleur film étranger.

Le scénario du long métrage porte sur quatre amis enseignants qui testent une théorie visant à maintenir un niveau constant d’alcoolémie dans leur sang

En recevant son prix, le metteur en scène, en larmes, a évoqué sa fille, dont la mort au début du tournage a failli mettre un terme au projet.

Parmi les films en lice dans cette catégorie figuraient deux œuvres comprenant des acteurs belges. Koen De Bouw joue dans "The Man Who Sold His Skin", de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, tandis que Johan Heldenbergh apparaît dans "Quo vadis, Aida ?", de la Bosnienne Jasmila Zbanic.

L’auteur français Florian Zeller, Oscar du meilleur scénario adapté pour "The Father"

Le Français Florian Zeller a reçu dimanche soir l’Oscar du "meilleur scénario adapté" pour le film "The Father", qu’il a également réalisé et qui est tiré d’une de ses pièces de théâtre.

Auteur français le plus joué au monde, il a expliqué en recevant son prix en direct via satellite depuis Paris avoir "écrit ce scénario pour Anthony Hopkins", "le plus grand acteur vivant" selon lui et qui est d’ailleurs en lice pour un Oscar, tout comme "The Father", son premier long-métrage.

Adaptation de sa pièce "Le Père", on y suit Anthony Hopkins dans le rôle d’un vieil homme sombrant dans la démence. L’histoire lui a été inspirée par sa grand-mère, dont il était très proche et qui a commencé à souffrir de démence lorsqu’il avait 15 ans.

Avant cette icône du 7e art, à la création au Théâtre Hébertot en 2012, Zeller avait confié le rôle à l’acteur français Robert Hirsch qui ne le jouera pas moins de 350 fois.

C’est son succès outre-Manche, où la presse l’a comparé à Harold Pinter et où trois de ses pièces étaient parfois jouées en parallèle, qui a permis à Florian Zeller d’être connu internationalement, jusqu’en Asie et en Amérique latine.

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Florian Zeller © Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

Anthony Hopkins reçoit l’Oscar du meilleur acteur pour "The Father"

L’acteur britannique Anthony Hopkins a reçu dimanche l’Oscar du meilleur acteur pour "The Father" lors de la 93e cérémonie de remise des prix cinématographiques américains à Los Angeles.

Cette légende du septième art a été distinguée pour son rôle de vieil homme sombrant dans la démence dans le film "The Father". A 83 ans, il devient l’acteur le plus âgé recevoir cette récompense.

La statuette dorée n’a pas été attribuée à Riz Ahmed, qui figurait dans la coproduction belge "Sound of Metal", retraçant la vie d’un batteur de heavy metal confronté à la perte de son audition.

Anthony Hopkins s’est en outre imposé face au défunt Chadwick Boseman ("Le Blues de Ma Rainey"), à Gary Oldman ("Mank"), et à Steven Yeun ("Minari").

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© 2021 Critics Choice Association

"Sound of Metal", coproduction belge, doublement oscarisé pour le son et le montage

Le film "Sound of Metal" du réalisateur américain Darius Marder, coproduit par la société belge Caviar, a remporté dimanche les Oscars du meilleur son et du meilleur montage, lors de la 93e cérémonie de remise des prix cinématographiques américains à Los Angeles.

Le long-métrage retrace la vie d’un batteur de heavy metal, campé par le rappeur Riz Ahmed, et confronté à la perte de son audition. L’œuvre narre aussi le duo musical et amoureux de Ruben, le batteur, et Lou, la chanteuse, qui parcourent les Etats-Unis dans une caravane.

Pour le montage de "Sound of Silence", le Danois Mikkel E.G. Nielsen a accepté la récompense américaine, saluant l’appui de son pays. Il a remercié son épouse et ses enfants pour "lui laisser passer du temps avec son grand amour, le montage".


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Le film était en lice dans cinq autres catégories dont la prestigieuse du meilleur film, prix qui a été attribué au grand favori de la soirée "Nomadland". Dans le rôle principal, Riz Ahmed était aussi nommé comme meilleur acteur mais le prix a été décerné à la légende britannique du cinéma Anthony Hopkins. Celui-ci a été distingué pour son rôle de vieil homme sombrant dans la démence dans le film "The Father".

Les statuettes pour le meilleur second rôle et celle du scénario original ont aussi échappé à "Sound of Metal" au profit respectivement de Daniel Kaluuya dans "Judas and the Black Messiah" et de "Promising Young Woman".

"Sound of Metal" avait aussi été primé dans les catégories son et montage aux Bafta, récompenses britanniques du cinéma, mi-avril. Le long métrage avait également remporté l’Oeil d’or du Zurich Film Festival.

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Mikkel E. G. Nielsen, lauréat de l’award pour "Sound of Metal" © Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

Daniel Kaluuya remporte l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle

L’acteur britannique Daniel Kaluuya a été sacré meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation dans "Judas and the Black Messiah", lors de la cérémonie des Oscars, dimanche, à Los Angeles.

La performance de l’artiste de 32 ans dans la peau de Fred Hampton, charismatique le leader des Black Panthers dans la lutte pour les droits civiques, lui a valu l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, tandis que les injustices raciales contre lesquelles se battaient les Black Panthers dans les années 1960 sont loin d’avoir disparu.

La victoire aux Oscars de Daniel Kaluuya, qui a déjà remporté un Golden Globe et un Bafta au Royaume-Uni pour ce rôle, intervient un an après la grande vague de protestation du mouvement antiraciste Black Lives Matter, et alors que l’Académie des Oscars s’est longtemps vue reprocher l’absence d’artistes noirs dans ses sélections. "C’est tellement dur de faire un film sur un homme comme celui-là, mais ils l’ont fait", s’est exclamé Daniel Kaluuya lors de son discours de remerciement.

Considéré comme une étoile montante du cinéma américain, Daniel Kaluuya avait déjà été nommé en 2018 pour l’Oscar du meilleur acteur, pour sa saisissante performance dans le film d’horreur à petit budget "Get Out".

Sa victoire a privé d’une statuette l’acteur Paul Raci qui jouait dans la coproduction belge "Sound of Metal", oeuvre nommée dans cinq autres catégories (et vainqueur dans celle du son). Il s’est imposé face à plusieurs autres acteurs de renom, dont Lakeith Stanfield, qui jouait également dans "Judas and the Black Messiah", Sacha Baron Cohen ("Les Sept de Chicago"), Leslie Odom Jr. ("One night in Miami").

Et tous les vainqueurs sont….

La liste de tous les vainqueurs de cette 93e cérémonie des Oscars est à retrouver ci-dessous :

Le road-movie "Nomadland" a raflé les principaux prix avec l’Oscar du meilleur film, celui de la meilleure actrice et du meilleur réalisateur.

Meilleur film : "Nomadland"

Meilleur réalisateur : Chloé Zhao, "Nomadland"

Meilleure actrice : Frances McDormand, "Nomadland"

Meilleur acteur : Anthony Hopkins, "The Father"

Meilleure actrice dans un second rôle : Youn Yuh-Jung, "Minari"

Meilleur acteur dans un second rôle : Daniel Kaluuya, "Judas and the Black Messiah"

Meilleur film étranger : "Drunk" (Danemark)

Meilleur film d’animation : "Soul"

Meilleur documentaire : "La sagesse de la pieuvre"

Meilleur scénario original : "Promising Young Woman" – Emerald Fennell

Meilleur scénario adapté : "The Father" – Christopher Hampton, Florian Zeller

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