La 5G critiquée jusque dans les rangs de l'opérateur Orange

La 5G critiquée jusque dans les rangs de l'opérateur Orange
La 5G critiquée jusque dans les rangs de l'opérateur Orange - © ERIC PIERMONT - AFP

S’il y a bien un sujet qui fait débat depuis plusieurs années, c’est la 5G. Alors que son déploiement est imminent et que pour bon nombre de citoyens belges, il est difficile de démêler le vrai du faux pour se faire une opinion, c’est une nouvelle affaire qui vient éclabousser la cinquième génération de téléphonie mobile. Ce serait cette fois-ci des employés du réseau de télécoms français Orange, aussi actif en Belgique, qui ne seraient pas avares de critiques envers la 5G selon des messages échangés sur la plateforme de discussion de l’entreprise auxquels Bloomberg a eu accès.

Ils seraient 1000. Un millier d’employés à demander aux dirigeants de l’entreprise pour le compte de laquelle ils travaillent de stopper le déploiement de la 5G. C’est ce qu’a révélé un document consulté par le média américain Bloomberg et diffusé en septembre 2020. D’après eux, cette nouvelle technologie qui permettra à des milliers d’utilisateurs de se connecter et de profiter d’un internet à haut débit quasiment partout ne serait pas rentable pour l’entreprise.


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Dans les messages en questions qui s’étalent entre octobre 2019 et mai 2020, ils évoquent une technologie qui profiterait principalement aux géants du web, les GAFA (Facebook, Amazon, Google, …) et les grandes marques de smartphones, et donc très peu à l’entreprise.

Conséquences environnementales

Mais d’autres considérations se font aussi entendre dans les différents messages consultés par le média américain. Parmi elles, l’impact sur l’environnement qui serait catastrophique. Ces messages, s’ils jettent un pavé dans la mare des télécoms sont aussi étonnants puisqu’Orange défend fermement la technologie d’internet à haut débit partout tout le temps, qui fait partie de son offre du futur.

En septembre, si l’entreprise avait ouvert une enquête interne pour déterminer comment les messages, envoyés en interne sur la plateforme de communication d’entreprise Plazza, avaient fuité, aucun licenciement n’était à déplorer.

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