Obama défend les réseaux de surveillance mais accepterait un débat public

Barack Obama accueillerait favorablement l'ouverture d'un débat public sur l'existence des réseaux de surveillance américains
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Barack Obama accueillerait favorablement l'ouverture d'un débat public sur l'existence des réseaux de surveillance américains - © AFP

Barack Obama ne croit pas que le programme de surveillance Prism viole les libertés des Américains. Mais il "accueillerait favorablement un débat public sur cette question". De son côté, Dick Cheney, ancien vice-président et acteur du développement des réseaux de surveillance a justifié leur existence en rappelant les attentats du 11-Septembre. Il a également qualifié Edward Snowden de "traître".

Barack Obama ne croit pas que le programme Prism de surveillance des réseaux téléphone et internet par la NSA viole les libertés individuelles des Américains. Mais il "accueillerait favorablement un débat public sur cette question", a déclaré dimanche le chef d'état-major de la Maison blanche, Denis McDonough.  

Le président "dit et redira dans les jours qui viennent qu'il nous faut trouver le bon équilibre et qu'on ne peut pas se maintenir ad vitam eternam sur un pied de guerre", a expliqué ce proche collaborateur du président américain sur CBS.

Tout en prenant la défense de ce programme, qui permet au gouvernement d'accéder aux données privées de géants de la communication comme Verizon, Google et Facebook, le chef d'état-major de la Maison blanche a reconnu que "l'existence de semblables programmes a, à l'évidence, déstabilisé pas mal de gens".

Denis McDonough a par ailleurs assuré ne pas savoir où se trouve Edward Snowden, l'ancien sous-traitant de l'Agence nationale de sécurité qui a dévoilé l'existence de Prism par le biais du Guardian britannique et du Washington Post.

Dick Cheney justifie l'existence de ces réseaux

Dick Cheney, vice-président sous les deux mandats présidentiels de George W. Bush, a rappelé que ce programme de l'Agence nationale de sécurité (NSA) avait été développé "parce que nous avons été attaqués (le 11 septembre 2001), une attaque pire que celle de Pearl Harbor", a-t-il dit sur Fox News. On peut craindre, a-t-il ajouté, que les terroristes ne se tournent à l'avenir "vers des armes plus mortelles que jamais", dont les armes nucléaires.

"Si l'on pense à quelqu'un passant en fraude un engin nucléaire aux Etats-Unis, il est très important d'avoir des informations sur vos ennemis et stopper un attentat avant qu'il ne soit perpétré", a-t-il dit.

Evoquant ces critiques, Dick Cheney a affirmé que "ce qu'on dit sur le fait que nous avons tous les renseignements personnels sur Tata Fanny ou Chris Wallace (le journaliste qui l'interrogeait, NDLR) ou qui que ce soit (...) n'est pas vrai, ce n'est pas comme ça que cela marche", a-t-il affirmé.

Edward Snowden est un "traître" pour Cheney

Mais éventer les sources et les méthodes signifient "que vous les révélez à vos cibles, à vos adversaires, à l'ennemi". Par conséquent, l'homme qui a révélé ces pratiques, Edward Snowden, est un "traître", a estimé l'ancien vice-président.

Pour rappel, un programme secret de surveillance mondiale des communications par la NSA a été révélé le week-end dernier par un ancien consultant, Edward Snowden, créant le scandale.

RTBF avec Agences

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