Journée mondiale de la liberté de la presse: la situation préoccupante de la Jordanie

Journée mondiale de la liberté de la presse: la situation préoccupante de la Jordanie
Journée mondiale de la liberté de la presse: la situation préoccupante de la Jordanie - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Nous sommes le 3 mai, c’est la journée mondiale de la liberté de la presse aujourd’hui. Le thème cette année : le journalisme et la désinformation en période électorale.

En de nombreux endroits du monde, les journalistes sont encore souvent empêchés de faire leur travail ou sont même menacés. En Jordanie, par exemple, depuis 2012, les autorités ont renforcé le contrôle des médias sur fonds d’arguments sécuritaires. Le pays occupe seulement la 130ème place au classement mondial de la liberté de la presse 2019.

Le gouvernement a affiché mon nom dans les aéroports et aux frontières

Refai Ankosh est un journaliste jordanien exilé chez nous en Belgique. Depuis quelques mois, il est hébergé avec sa famille dans le centre de la Croix-Rouge à Hotton en province de Luxembourg.

Son propre pays est devenu invivable, et le problème, c’est son métier. Refai Ankosh écrit, filme, mais surtout fait du dessin de presse. « Je fais des caricatures. Sur ce qui se passe en Jordanie, sur ce que fait le gouvernement ou les gens… Je pense que c’est ça qui m’a attiré des ennuis. »

Pressions, menaces, interrogatoires musclés et même prison, voilà ce qui attend ceux qui se montre trop critiques. « Le gouvernement contrôle les médias. Ce que vous publiez, ce que vous écrivez, ce que vous faites. Soit vous accepter ce rôle ou alors vous n’écrivez pas, ou alors vous partez dans un autre pays. »

Il n’a plus d’avenir possible dans son pays d’origine. « Le gouvernement a affiché mon nom dans les aéroports et aux frontières. Pour moi, ça veut dire pas de travail pas d’accès à l’enseignement. Pas de vie. »

Reporters Sans Frontières appelle la Belgique à accorder l’asile à Refai Ankosh. Son dossier est en cours. RSF qualifie la situation de la presse en Jordanie de très préoccupante.

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