"Je suis très alarmée": l'épouse de Tariq Ramadan s'exprime dans une vidéo

Inculpé pour viols et incarcéré en France, le théologien suisse Tariq Ramadan reste en prison en attendant une expertise médicale. La cour d'appel de Paris statuera le 22 février prochain sur sa demande de remise en liberté. 

Etat de santé

Sur les réseaux sociaux, les partisans de Tariq Ramadan se mobilisent. Une vidéo publiée sur sa page de soutien "Free Tariq Ramadan Campaign" a été partagée plus de 17.000 fois en moins en deux jours. On y voit l'épouse de l'intellectuel musulman, Iman Ramadan, s'inquiéter sur l'état santé de son mari. 

Tariq souffre d'une maladie chronique sévère

"Aujourd'hui j'ai appris des nouvelles très alarmantes concernant sa santé physique. L'avocat nous a dit qu'il n'était pas bien. Il faut savoir que ça fait maintenant quelques années que Tariq souffre d'une maladie chronique sévère et qu'il bénéficie d'un traitement spécifique", dit-elle. "L'avocat nous dit que dans le milieu carcéral, le traitement dont il devrait bénéficier n'est pas disponible (...) Je suis très alarmée."

Elle défend son mari et confie ne pas être "sûre qu'il bénéficie d'un traitement juste et digne." "Je crois que Tariq a été désigné coupable depuis le début", dit-elle. "Il est victime d'un lynchage médiatique. Tout ce que j'ai lu, ce sont des accusations mensongères."

"Il n'a jamais tenté d'échapper à la justice. (...) Donc il n'y aucune raison de penser qu'il veuille s'enfuir", ajoute-t-elle.

Vifs débats en France

L'islamologue controversé a été mis en examen le 2 février pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre qui ont débouché sur une information judiciaire confiée à trois juges d'instruction.

Depuis le début de cette affaire, qui a suscité de vifs débats en France entre partisans et détracteurs de cette figure musulmane, Tariq Ramadan conteste les accusations portées contre lui.

Début février, la justice avait ordonné son placement en détention provisoire, craignant une fuite à l'étranger ou d'éventuelles pressions sur les plaignantes ou d'autres femmes ayant témoigné sous X - un dispositif destiné à protéger le témoin - lors de l'enquête préliminaire.

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Tariq Ramadan serait prêt à rendre son passeport et à verser une caution de 50.000 d'euros, selon ses avocats qui suggèrent également un possible placement sous surveillance électronique et insistent sur son état de santé.

Emprise 

Les plaignantes ont témoigné auprès des enquêteurs de "l'emprise" qu'exerçait sur elles Tariq Ramadan, en qui elles voyaient un maître spirituel. Elles ont décrit de façon assez similaire des rendez-vous qui ont basculé dans des scènes de grandes violences sexuelles contraintes.

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