J. Assange cloîtré depuis un an à l'ambassade d'Equateur à Londres

En effet, Julian Assange invoque des raisons pour craindre qu'une extradition vers la Suède ne soit qu'une étape vers les USA. D'une part, les anomalies du dossier judiciaire suédois, les contradictions de plusieurs procureurs successifs, et les ambiguïtés des déclarations des deux femmes qui l'accusent d'agression sexuelle.

Assange a toujours accepté de retourner en Suède à condition d'avoir une garantie de non extradition vers les Etats-Unis. C'est d'ailleurs la solution que propose  l'Equateur. Les ministres des Affaires étrangères d'Equateur et de Grande-Bretagne se sont rencontrés lundi, sans résultats. Stockholm refuse une telle garantie et refuse aussi que les magistrats viennent interroger Assange à l'ambassade à Londres comme il l'a proposé.

Par ailleurs, alors que Washington déclare n'avoir aucune intention particulière à son égard, il est avéré qu'un grand jury américain a ordonné l'ouverture d'une instruction secrète à charge de Julian Assange.

Le fondateur de Wikileaks n'est pas rassuré non plus par le traitement particulièrement dur et dégradant infligé en prison, aux Etats-Unis, à Bradley Manning, le soldat qui avait transmis au site les milliers d'informations confidentielles et les vidéos de l'armée et de la diplomatie américaine.

Assange s'apprête si nécessaire à passer encore beaucoup de temps dans l'ambassade. Il estime que toutes les révélations d'aujourd'hui sur les vastes entreprises de surveillance américaine apportent de l'eau à son moulin.

Marc Molitor

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