Instagram se calque sur Snapchat: une stratégie anti-likes?

Les photos et vidéos publiées via "Instagram Stories" ne pourront pas recevoir de mention "j'aime".
Les photos et vidéos publiées via "Instagram Stories" ne pourront pas recevoir de mention "j'aime". - © BRENDAN SMIALOWSKI - AFP

Le réseau social Instagram, racheté par Facebook en 2012, annonçait ce mardi via un article publié sur son blog une mise à jour majeure de l’application permettant de publier des "stories".

Cette nouvelle fonction permet aux utilisateurs du réseau social de créer une "histoire" en publiant des photos ou vidéos les unes à la suite des autres et qui disparaîtront après 24 heures. Une fonctionnalité qui n’est pas sans rappeler celle d'un des principaux concurrents d'Instagram.

La fonction n’est en effet pas inconnue des utilisateurs de l’application Snapchat, dont la "story" est le concept phare, composée elle aussi de photos et de courtes vidéos regroupées sous forme d'un diaporama. 

Partager tous les moments de votre journée

Les photos ou vidéos publiées via les "stories" ne sont pas publiées sur le profil, mais sont désormais disponibles en cliquant sur la photo de profil de l’utilisateur, ou via l’onglet situé en haut du fil d’actualités de l’application. "Une nouvelle fonction qui vous laisse partager tous les moments de votre journée, et pas seulement ceux que vous désirez garder sur votre profil " explique l’entreprise sur son site.

En revanche, les paramètres de confidentialité restent les mêmes que ceux qui s'appliquent aux photos ou vidéos publiées sur le profil. Ainsi, pour les utilisateurs disposant d’un compte privé, les "stories" ne seront seulement visibles que par leurs abonnés. Une fonctionnalité permet cependant de masquer les "stories" pour certains d’entre eux.

La fin des "likes" ?

Si, contrairement aux photos et vidéos classiques, les "stories" ne peuvent pas recevoir de mention "j’aime", elles peuvent faire l’objet de commentaires. Cette option peut cependant être désactivée via les paramètres, dans l’optique du récent combat d'Instagram contre le harcèlement.

Kevin Systrom, le patron de l’entreprise qui revendique plus de 500 millions d’utilisateurs, confie dans le Wall Street Journal avoir "besoin d’un endroit où on peut se sentir libre de poster ce qu’on veut sans cette peur constante de savoir si quelqu’un a liké ou pas. Cette absence de feedback est importante pour Instagram parce que cela offre un contrepoint au fil d’actualités, un espace extrêmement stressant où tout tourne autour de de cette question : est-ce que j’ai eu assez de likes ?".

En outre, l’application habituellement associée à des photos plus léchées pourra désormais accueillir des contenus plus ordinaires, à l’instar de Snapchat.

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