Image fixe d'un monde qui bouge : quand la liberté retrouvée est synonyme d'isolement

Bruxelles, Centre Comprendre et Parler (format original de la photographie en fin d'article).
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Bruxelles, Centre Comprendre et Parler (format original de la photographie en fin d'article). - © Natalie Malisse

Chaque jour, la RTBF vous propose le regard et la plume d’un photographe indépendant sur la crise que nous traversons. Un cliché et un texte publiés chaque jour en soutien à la presse, dans le cadre de "#Restart", le plan de la RTBF lancé en soutien à la culture et aux médias, secteurs durement touchés.


Quand vient le déconfinement, le port du masque, qu’il soit chirurgical ou textile, constitue une source de difficulté majeure pour les personnes sourdes et malentendantes. A l’école, dans les magasins, les hôpitaux, les administrations et l’espace public, ne pouvoir lire sur les lèvres de l’interlocuteur est source d’anxiété au quotidien. La liberté retrouvée est ici synonyme d’isolement.

Les logopèdes spécialisées en surdité s’équipent de masques à fenêtre, visières transparentes ou écrans de plexiglas pour réaliser les tests permettant d’évaluer la parole et le langage des enfants dans le respect des normes sanitaires. Garder le visage visible en présence des patients et collègues sourds est indispensable pour leur assurer l’accès à la lecture labiale, à la LPC qui la complète et aux expressions du visage particulièrement porteuses de sens.

Le Covid-19 a d’ores et déjà fait son entrée dans la Langue des Signes Francophone Belge : un poing serré surmonté de l’autre main qui déploie ses doigts comme la couronne caractéristique du coronavirus.

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