"I'm not The Flemish Trump" répond Theo Francken au New York Times

Désigné par Het Laatste Nieuws comme le grand maître des réseaux sociaux, Theo Francken sait saisir la balle au bond et faire parler de lui. 

Après avoir été pointé du doigt deux fois par The Washington Post (qui l'avait présenté comme un "ministre anti-immigration"), le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration N-VA fait cette fois l'objet d'un article du prestigieux New York Times... et s'est empressé de réagir.

"Je ne suis pas le Trump flamand" a-t-il commenté en anglais sur Twitter, en réponse au tweet du New York Times.

Sauf que... le New York Times ne l'a pas réellement appelé comme ça. "Flemish Trump" est en effet entre guillemets et fait référence à la façon dont l'appellent ses détracteurs, selon le quotidien américain. Le titre de l'article est d'ailleurs "Belgium in Uproar Over Torture of Sundanese", "La Belgique dans la tourmente à propos de la torture exercée sur les Soudanais déportés". Celui-ci décrit la crise politique belge de façon objective, rappelant notamment que la Belgique n'était pas le seul pays européen à collaborer avec les Soudanais, mais aussi que ceux-ci risquaient d'être condamnés suivant l'article 3 de la convention des droits de l'Homme en renvoyant chez eux des personnes qui risquent d'être victimes de violences.

Pour appuyer sa réaction, Theo Francken republie la réponse qu'il avait faite à l'époque au Washington Post où il clame qu'il n'est pas anti-immigration, mais pour une immigration contrôlée, sans ambiguïté.

Sauf que... si Theo Francken est comparé à Trump, ça ne semble pas être pour sa politique migratoire, mais pour sa communication: "Sa rhétorique est populiste de droite, très semblable à Trump - vous êtes pour ou contre lui - ridiculisant les opposants sur les médias sociaux, se plaignant des fausses nouvelles, toujours polarisant et divisant l'opinion publique." avait dit le CD&V Eric van Rompuy, cité par le New York Times.

Une réflexion qui rejoint celle de l'éditorialiste du "Het Laatste Nieuws", qui soulignait que "les élections se gagnent ou se perdent sur les réseaux sociaux", avec pour plus bel exemple Trump. Or, selon le journal, "en Belgique, la N-VA est le seul parti qui semble réellement avoir compris la puissance des réseaux sociaux, Theo Francken en tête. Ses membres ont été les premiers à considérer ces plateformes non pas comme un gimmick publicitaire, mais comme une véritable stratégie". 

Theo Francken vient à nouveau d'en faire la preuve...

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