Herman Van Rompuy a déjoué une tentative d'espionnage de la Russie

Lors du sommet du 5 et 6 septembre dernier, Vladimir Poutine offre des petits cadeaux à ses invités: des clés USB et des chargeurs de GSM. Mais rapidement le président du Conseil européen Herman Van Rompuy sent qu'il y a un problème. Il fait contrôler ces cadeaux par ses services de sécurité qui appellent aussitôt des spécialistes allemands du contre-espionnage.

Herman Van Rompuy a été bien inspiré: un programme pirate est détecté, un "cheval de Troie", capable de recopier des données sans que l'utilisateur ne le remarque. Ce sont deux journaux de référence italiens, le Corriere della Sera et La Stampa qui donnent l'information. Mais officiellement, il ne s'est rien passé.

Vladimir Poutine, via son porte-parole, estime juste qu'on essaye de détourner l'attention des vrais problèmes. Herman Van Rompuy et Manuel Barroso ne font pas de commentaires. Impossible de dire si ce cheval de Troie russe a réussi à infiltrer les ordinateurs et les téléphones des dirigeants présents au G20. Selon le Corriere della Sera, les pays concernés font des tests chacun de leur côté. Une protestation formelle contre la Russie pourrait suivre.

Anina Meeus

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