Google tente d'enrayer le phénomène de la "porno-vengeance"

La CNIL a mis en demeure Google de procéder aux "déréférencements" de liens internet sur "toutes les extensions" du moteur de recherche, y compris google.com, quand des internautes le lui demandent au nom du droit à l'oubli
La CNIL a mis en demeure Google de procéder aux "déréférencements" de liens internet sur "toutes les extensions" du moteur de recherche, y compris google.com, quand des internautes le lui demandent au nom du droit à l'oubli - © KAREN BLEIER

Le géant américain de l'internet Google a affirmé vendredi avoir pris des mesures pour enrayer le phénomène de la "porno-vengeance" et les images à caractère sexuel diffusées sans le consentement des personnes photographiées ou filmées.

"Nous avons eu vent de nombreuses histoires troublantes de 'porno-vengeance' (revenge porn), où une personne qui cherche à humilier publiquement son ex-partenaire va publier sur internet des images intime", explique l'un des patrons de la recherche de Google, Amit Singhal dans un post de blog.

Il y a également des "histoires de hackers qui distribuent des images après les avoir volées sur les comptes de leurs victimes", poursuit-il, décrivant deux phénomènes qui prennent de l'ampleur et dont la page de recherches Google est de fait devenu l'un des relais.

"Certains images se retrouvent utilisées sur des sites de chantage (sextorsion) où l'on force les personnes à payer pour que les clichés soient retirés", rapporte-t-il.

Google a donc décidé de retirer des résultats de recherche de sa page, les images de personnes nues ou sexuellement explicites, lorsque ces dernières le réclament.

Une politique similaire est appliquée par le groupe concernant la diffusion de certaines données sensibles comme les numéros de compte bancaire ou les signatures.

"Notre philosophie a toujours été que les recherches reflètent ce qu'est l'Internet dans sa globalité. Mais la porno-vengeance (...) ne sert qu'à dégrader les victimes, en majorité des femmes", a expliqué Amit Singhal.

Retirer les images du moteur de recherches "ne va pas résoudre le problème", tempère-t-il. "Ces images vont rester sur les sites. Mais répondre aux requêtes des personnes qui veulent les retirer des résultats de recherche peut aider."

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