Fusillade de Strasbourg: pourquoi l'info n'a pas fait les gros titres de tous les journaux français?

Fusillade de Strasbourg: pourquoi l'info n'a pas fait les gros titres de tous les journaux français?
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Fusillade de Strasbourg: pourquoi l'info n'a pas fait les gros titres de tous les journaux français? - © Tous droits réservés

L'information a fait le tour des médias dès le début de la soirée de mardi : un homme a ouvert le feu sur le marché de Noël de Strasbourg, faisant plusieurs victimes.

La première alerte de l'Agence France Presse tombe à 20h39 en ces termes : "Fusillade dans le centre-ville de Strasbourg, la mairie appelle à rester chez soi." Dix minutes plus tard, nouvelle alerte : "Fusillade à Strasbourg: 'des blessés' (source policière)".

Et pourtant, côté français, la presse papier n'en fait pas toujours ses gros titres. Ainsi, Libération met en avant l'affaire des lycéens forcés de s'agenouiller en marge d'une manifestation. "Retour sur une humiliation", titre le journal. Quant au quotidien "La Croix", il n'en fait même pas mention.

"Nous n’avons évidemment pas pensé une seconde qu’un attentat à Strasbourg puisse être moins important que l’affaire des lycéens de Mantes-la-Jolie. Mais la presse écrite est soumise à des contraintes techniques particulières. A partir du moment où nous avions des informations recoupées sur le drame de Strasbourg, il nous restait cinq minutes pour modifier la une", précise Libération sur son site internet.

Résultat : "Sauf à prendre le risque de ne pas être distribués, nous avons pu seulement amender la une déjà mise en page en plaçant un bandeau au-dessus du sujet initial." Il existe donc deux versions de la une de Libération. Toujours avec le même gros titre, mais avec une mention plus ou moins importante de la fusillade de Strasbourg.

Quant au quotidien régional "Les dernières nouvelles d'Alsace", il n'a même pas pu paraître ce mercredi. "Après l’événement tragique, des barrières de sécurité ont été mises en place dans de nombreuses rues à Strasbourg. Elles ont empêché tout accès à l'imprimerie", explique ozap.com. Une édition numérique était par contre bien disponible sur le site internet du quotidien français.

En Belgique aussi, pour un même journal, il existe plusieurs unes différentes. Pour les quotidiens régionaux, ce ne sont pas toujours les mêmes informations qui sont mises en avant. Les titres de l'Avenir et de Sudpresse sélectionnent les titre de "manchette" (comprenez le gros titre le plus visible sur le première page) en fonction des régions auxquelles les différentes éditions sont destinées.

Par ailleurs, certaines éditions sont imprimées plus tôt que d'autres. Et ce en fonction des contraintes techniques des imprimeries et de la distance entre le lieu d'impression et le lieu de distribution. Exemple avec ces deux Unes de La Libre Belgique : à gauche celle destinée à Liège (sans mention de la fusillade), à droite l'édition Bruxelles/Brabant wallon davantage à jour sur les événements en France.

Même chose pour L'Avenir qui ne parle pas de Strasbourg dans son édition Luxembourg de ce matin. Alors que le sujet est bien visible sur la Une Brabant wallon.

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