France: l'Élysée demande de supprimer une chanson où Brigitte Macron est qualifiée de "cougar"

Le titre "Cougar gang" de Kalash Criminel n'a visiblement pas plu à l'Élysée
Le titre "Cougar gang" de Kalash Criminel n'a visiblement pas plu à l'Élysée - © LUDOVIC MARIN - AFP

Les rappeurs ne sont pas réputés avoir leur langue dans leur poche. Mais l'artiste Kalash Criminel réfléchira peut-être à deux fois avant de mentionner le président français Emmanuel Macron sur son prochain album. Un titre de son opus à venir, a été purement et simplement supprimé de son album qui paraîtra le 23 novembre prochain. Cela ferait suite à une requête envoyée directement depuis l'Élysée à sa maison de disque, Universal, selon la star du rap.

Le 9 novembre 2018, Kalash Criminel dévoile sur Youtube le clip de son nouveau titre "Cougar Gang", à paraître sur l'album qu'il prépare pour la fin du mois. Dans les paroles du morceau, ôde aux cougars, ce nom populaire souvent utilisé pour qualifier une femme ayant un amant plus jeune qu'elle, le rappeur évoque directement le président de la République française et son épouse.  "J’suis bon qu’à n*quer des mères. J’b**se que des mères comme Macron (cougar gang)", chante-t-il. 

Ces quelques mots et évocations n'ont visiblement pas plu aux principaux intéressés puisque l'Élysée aurait elle-même demandé à Universal, le producteur de l'artiste, la suppression du titre. Il s'est d'ailleurs exprimé sur sa page Facebook, pointant le fait que sa chanson avait été supprimée sans son accord.

Dans une interview accordée au site Melty.fr, le rappeur évoque l'avortement qu'a subi son album, intitulé "La fosse aux lions" et dont la sortie est prévue le 23 novembre. "J’ai eu des problèmes puisque apparemment l'Élysée s'est plaint à la maison de disques que le morceau était trop polémique. Du coup, la maison de disques, sans mon accord, a décidé d’enlever le son de mon album. Ils ne voulaient pas prendre ce risque, nous on était prêts à le faire, même mon avocat que j’ai appelé", explique-t-il.

L'artiste estime ensuite que l'accord du président n'était pas essentiel mais c'est bien sa maison de disque qui a obtempéré. "Ils nous ont dit que, de près ou de loin, ils ne voulaient pas être mêlés à ce son-là", ajoute-t-il avant de déplorer l'attitude d'Universal, qui avait autorisé la réalisation d'un clip pour ce morceau avant de le faire retirer de l'album.

Justifiée au pas, cette polémique à tout de même coûté une chanson à l'opus de Kalash Criminel à venir. Mais les fans, internautes et autres curieux peuvent encore en profiter puisque le clip est lui, toujours disponible sur Youtube.

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