Ford Genk: pour la presse flamande, les politiques feraient mieux de collaborer

Pour la presse flamande, les politiques se rejettent la faute au lieu de collaborer
Pour la presse flamande, les politiques se rejettent la faute au lieu de collaborer - © YORICK JANSENS (belga)

La manière dont Ford a annoncé la fermeture de son usine de Genk a été "lâche et brutale", peut-on lire jeudi dans les éditoriaux des différents journaux néerlandophones. Les éditorialistes pointent également du doigt les différents gouvernements, qui préfèrent se rejeter la faute plutôt que de collaborer sur une politique concrète.

Het Belang van Limburg fait sa Une en affichant une citation de Henry Ford, le fondateur du constructeur automobile: "Une entreprise qui ne pense qu'au profit, est une mauvaise entreprise".

Dans son billet, Eric Donckier critique vertement la direction internationale de Ford, qui a "menti" aux travailleurs de Genk. Paul Geudens, dans Gazet van Antwerpen, dépeint la direction du constructeur automobile comme "cynique et inhumaine", qui "juge la stratégie de communication plus importante que le sort d'environ 10 000 personnes".

Pour Het Nieuwsblad, la communication de Ford a été "grossière". "Celui qui commet une telle parjure et ne semble même pas trouver ça grave, manque de toute savoir-vivre", écrit Liesbeth Van Impe.

Steven Samyn, dans De Morgen, s'en prend pour sa part aux hommes politiques belges et aux différents gouvernements qui, "au lieu de travailler côte à côte", se rejettent la faute les uns sur les autres. "Comme si ce comportement avait déjà attiré des investissements", ajoute-t-il.

Et Bart Sturtewagen de renchérir dans De Standaard: "Les personnes sur qui nous comptons pour analyser les faits, développer une vision et mener une politique, se contentent de jouer au ni oui-ni non". "Tant que l'énergie est consacrée à se bloquer les uns les autres, il ne se passe rien et tout le monde est perdant."

Une conclusion à laquelle arrive aussi Luc Van der Kelen dans Het Laatste Nieuws. "Est-ce que le fait d'agir ensemble aurait pu permettre d'éviter le drame? Ce n'est pas certain, vu la réalité économique, mais si un pays agit en ordre dispersé, tout est plus difficile."

Enfin, Stefaan Michielsen du De Tijd plaide dans son billet pour davantage d'implication dans l'activité industrielle. "La désindustrialisation n'est pas inéluctable. Cette tendance peut être inversée. Cela suppose toutefois que les décideurs de notre pays, à tous les niveaux, mettent en place urgemment un plan d'action cohérent pour un renouveau durable de l'industrie."

Belga

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