Facebook, un effet de mode dépassé?

Facebook un effet de mode dépassé?
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Facebook serait-il devenu ennuyeux à tel point que de plus en plus de jeunes délaisseraient le réseau social en faveur de ses nouveaux concurrents ? C'est du moins ce qu'affirme un article du Huffingtonpost. Un avis que ne partage pas Jo Caudron, spécialiste des médias sociaux et pionnier de l'internet.

"L'entreprise a vu trop grand trop vite et est bâtie sur des fondations peu résistantes qui la rendent vulnérable. Au premier coup de vent, tout s'écroule", écrit Capucine Graby dans son article intitulé : "Facebook: le début de la fin?".

"Le réseau est de plus en plus délaissé", ajoute-telle, "même si de nouveaux comptes sont toujours créés, les utilisateurs, surtout outre-Atlantique, sont nettement moins impliqués et une grande partie des comptes sont en sommeil. L'effet de mode est passé. Le voyeurisme s'est essoufflé. Et il ne fait aucun doute que le rachat d'Instagram officialisé la semaine dernière vise en grande partie à "récupérer" les jeunes qui passent leur temps sur ce site de partage de photos sur iPhone. Site qu'ils trouvent, disent-ils, plus ludique et moins "ennuyeux" que Facebook".

Une disgrâce à laquelle s'ajoute une entrée en bourse complètement insensée, estime la journaliste.

Facebook est "trop grand pour disparaître"

Un avis que ne partage pas du tout, Jo Caudron, spécialiste des médias sociaux et pionnier de l’internet. S'il reconnaît que certains jeunes désertent un peu Facebook, "ce n'est rien comparé à la croissance quotidienne du réseau social", estime-t-il.

D'ailleurs, selon lui, la marque Facebook reste "cool", "hype" et a encore de beaux jours devant elle grâce au marché mobile, "surtout en Afrique et en Asie", "des utilisateurs neufs". Un marché longtemps sous-estimé par Mark Zuckerberg car si Facebook dispose bien d'applications pour les mobiles, il n'en retire aucun revenu pour le moment. Mais cela va changer, son fondateur l'a annoncé début septembre: "Facebook va devenir une entreprise mobile rentable".

"Il n'y a qu'un Facebook"

"Pour moi, Facebook va jouer un rôle pendant dix ans. Cela fait déjà cinq ans. Il en reste encore cinq. Après cela va changer (...) mais le réseau va continuer à exister" explique Jo Caudron.

Le réseau social compte près d'un milliard d'utilisateurs, c'est autre chose que Google + et ses 100 millions d'utilisateurs, dit-il. Pour lui, Facebook n'a pas encore de concurrent valable et le nouveau réseau social lancé pour l'élite mondiale, Best of All Worlds, n'y changera rien. 

Il ne faut pas non plus oublier que derrière Facebook, "il y a toute une infrastructure, une plate-forme pour connecter les sociétés aux utilisateurs", ajoute-t-il. Un système complexe dont la construction a pris des années et qui n'est pas simple à reproduire. "Il n'y a qu'un Facebook".   

En d'autres termes, la machine Facebook n'est pas encore prête à s'arrêter. Pour lui, elle a encore cinq belles années devant elle même si son entrée en bourse a un peu joué les trouble-fête, la faute à "l'émotion des investisseurs mais pas des utilisateurs", précise-t-il, sa cotation a été totalement surestimée. "Après cela va changer mais Facebook va continuer à exister", estime Jo Caudron, "car il est trop grand pour disparaître". "On trouvera peut-être qu'il est assez lent et un peu lourd".

 

C. Biourge

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