Facebook: les "likes" et les publicités en question

Illustration - Le "like" sur Facebook
Illustration - Le "like" sur Facebook - © KIMIHIRO HOSHINO - BELGA/AFP

Une enquête de la BBC révèle que des compagnies dépensent des sommes d’argent importantes pour leurs publicités sur Facebook, alors que les «likes» obtenus sont ceux d’utilisateurs qui n’ont aucun intérêt pour leur produit.

Il semblerait que beaucoup de personnes qui cliquent sur les liens publicitaires aient des profils avec de faux détails personnels.

Selon un expert en sécurité, certains comptes semblent être des faux profils programmés sur des ordinateurs pour propager des spams. Mais, pour Facebook, "il n’y a pas de preuve d’un problème significatif".

Les "likes"

Ces marques d’appréciation virtuelles sont fortement recherchées par les services marketing de nombreuses entreprises. Dès qu’un utilisateur a cliqué sur un lien appartenant à une compagnie, celle-ci peut publier du contenu sur le fil de nouvelles de l’utilisateur, lui envoyer des messages, et même alerter ses amis de leur relation.

Facebook gagne de l’argent sur cette opération, en faisant payer une redevance aux entreprises. Certaines compagnies ont suscité des millions de "likes".

Cette année, Facebook a révélé que, sur 901 millions d’utilisateurs, 54 millions de profils pouvaient être es faux. Pour Graham Cluley, des firmes de sécurité Sophos, il s’agit d’un problème majeur. Les spammeurs et autres logiciels malveillants peuvent produire en masse de faux profils, certains ayant pour but d’ "aimer" le plus de pages possible.

Des profils suspects

Michael Tinmouth, consultant en marketing des médias sociaux, a mené des campagnes de publicité pour quantité de petites entreprises. Il a observé qu’une grande majorité des personnes ayant cliqué sur les liens publicitaires étaient en réalité âgé de 13 à 17 ans, avaient des noms suspects, et provenaient majoritairement des Philippines et Egypte. Selon le spécialiste, pour chaque profil, on pouvait recenser de 3000 à 5000 pages "aimées".

La BBC a également tenté l’expérience, en créant une page pour une fausse compagnie de VirtualBagel. Le nombre de "likes" en provenance d’Egypte et des Philippines dépassait largement ceux des autres pays-cibles, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni.

Pour lire l’article complet (en anglais)

 

VA avec BBC

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