Facebook et la vie privée, l'éternel retour: relisez le chat

Véritable bug ou simple mauvaise utilisation du mur ? Des messages sensés être privés se retrouveraient désormais dans le "journal" des utilisateurs de Facebook. Dans les deux cas, le phénomène pose question: avons-nous abdiqué notre droit à la vie privée en adhérant aux réseaux sociaux ?

Une étude de InSites montre que sept Belges sur dix sont actifs sur les réseaux sociaux, et six sur dix le sont sur le réseau-phare, Facebook, soit pas moins de 4,3 millions de Belges. Tous ils ont, à des degrés divers, confié à une entreprise privée des données personnelles, voire des secrets. Doivent-ils s'en inquiéter ? Ont-ils été naïfs ?

Nous en avons débattu avec le responsable des réseaux sociaux de la RTBF, Luc Debaisieux.

Tonalité générale des internautes: il faut savoir que ce que nous publions risque de devenir public ou d'être utilisé par les entreprises de réseaux sociaux. Dès lors, la prudence est de mise, y compris pour les médias et ceux qui les font, comme les journalistes. "Utiliser les réseaux sociaux ne veut pas dire qu'il ne faut pas être prudent. Nous essayons d'encourager les bonnes pratiques et d'échanger celles-ci avec les internautes. Le processus d'apprentissage est permanent. Il l'est pour nous aussi", souligne ainsi Luc Debaisieux, qui rappelle que la RTBF participe déjà à cette démarche au travers d'émissions ou de reportages à ce sujet.

Par ailleurs, le "droit à l'oubli", c'est-à-dire la possibilité pour tout individu d'obtenir l'effacement des données qu'il juge contraires à l'exercice de ses droits à la vie privée, pourrait constituer une réponse à ceux qui s'inquiètent. Des textes à ce sujet sont en discussion au niveau européen.

T.N.

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