Facebook donne un accès inconditionnel à ses données à la communauté scientifique

Facebook donne un accès inconditionnel à ses données à la communauté scientifique
Facebook donne un accès inconditionnel à ses données à la communauté scientifique - © JUAN MABROMATA - AFP

Suite au scandale Cambridge Analytica, et encore avant, à la prise de conscience du flux de fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux, Facebook avait annoncé qu’il créerait une commission de recherche indépendante qui se pencherait sur les effets sociaux et politiques des réseaux sociaux. La commission est composée de différents académiques, des universités d’Harvard, Stanford, Milan, Princeton, Syracuse, notamment.

Cette commission a vu le jour le 11 juillet, sous le nom de Social Science One.  La structure se présente comme une structure qui fait le lien entre le monde académique et privé, où les scientifiques pourraient analyser la masse incroyable de données récoltées par les sociétés privée. "Les données collectées par les compagnies privées présentent un fort potentiel pour aider les scientifiques à comprendre et résoudre les grands défis sociétaux de notre époque" déclare un des co-fondateurs, dans un post sur le site web de Social Science One.

Pratiquement, un groupe de chercheurs a un accès complet aux données de Facebook, et de là, devra créer un set de données particulier, et le rendre public. A partir de là, la communauté scientifique peut rendre des propositions d’analyse, qui sont évaluées par la commission de recherche, puis financées si elles sont acceptées. Des fonds qui ne viendront pas de Facebook, mais de sept fondations indépendantes.

Les chercheurs avaient déjà accès à certaines données de Facebook, mais avec une prérogative bien particulière : la publication des résultats était soumis à approbation du réseau social. Une condition qui tombe dans le cadre de ce partenariat, histoire d’être un minimum transparent.

Le premier set de données, décrit sur le site internet, contiendra près de 2 millions d’URL partagées dans 300 millions de posts, accompagnées de métadonnées telles que les clics, likes, les partages, etc : en tout, un pétaoctet — soit un million de gigaoctets — de données.

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