Eviter la fraude aux examens à l'heure de l'internet : l'exemple du bac français

Pour lutter contre la fraude, le ministère français de l’Éducation a pris des mesures
Pour lutter contre la fraude, le ministère français de l’Éducation a pris des mesures - © Archive DAMIEN MEYER - AFP

A l'heure des smartphones et des montres connectées, la triche aux examens est de plus en plus difficile à éviter. Comment cela se passe-t-il dans les autres pays ? En France, par exemple, pour le bac, un examen est soumis au même moment à tous les élèves. Le parcours des épreuves avant d'arriver devant les élèves est très sécurisé. Le baccalauréat a été créé par Napoléon en France, il y a donc plus de 200 ans. Mais c’est vrai, qu’à l’époque, Facebook et Twitter n’existaient pas. Il a donc fallu prendre des mesures ces dernières années.

L’an dernier, notamment, les sujets de philosophie avaient fuité 19 minutes après le début de l’épreuve sur Twitter, ce qui a posé problème car, par exemple, il y avait des élèves qui arrivaient en retard, qui étaient coincés dans les transports et qui ont pu avoir accès aux sujets. Le ministère français de l’Éducation a donc mis en avant les sanctions encourues par les tricheurs pour qu’elles soient dissuasives. Cela va évidemment du blâme et du zéro à l’épreuve jusqu’à l’interdiction de repasser le bac pendant cinq ans. Pour les cas les plus graves : jusqu’à trois ans de prison et 9000 euros d’amende.

L'impression gardée par des vigiles

Alors, le parcours d’un sujet est désormais ultra-sécurisé. Deux mille sujets sont confectionnés chaque année en France : un sujet principal et un sujet de secours, au cas où précisément le premier sujet serait dévoilé. Le lieu d’impression lui-même est tenu secret et gardé par des vigiles.

Et pourtant cela n'empêche pas les petits soucis et les fraudeurs de tenter leur chance. Selon l’Éducation nationale française, entre 2013 et 2014, il y a eu 10% de tentatives de fraude en plus au bac. Alors, évidemment, de nouvelles techniques ont pris le pas sur la bonne vieille "antisèche" en papier (ce que l’on appelle un "copion" en Belgique).

Le papier, c’est d’ailleurs maintenant moins de 30% de la fraude découverte, selon les chiffres du ministère. C’est désormais moins que les smartphones et que les montres connectées. C’est la nouvelle tendance, tout comme l’oreillette qui, en général, est cachée sous des cheveux longs.

L’Éducation nationale a donc formé les enseignants pour tenter d’empêcher cette triche pendant l’épreuve. Il existe désormais des détecteurs de portables qui sont répartis de manière aléatoire selon les centres d’examens. Mais, même une fois que l’épreuve est terminée, à vrai dire les problèmes ne sont pas finis.

En France, il y a eu ces dernières années plusieurs affaires de vols de paquets de copies. Résultat : il faut repasser l’épreuve. Évidemment, ceux qui avaient travaillé devront donc retravailler. Ceux qui avaient fraudé devront prendre une nouvelle fois des risques.

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