Espionnage: le Brésil veut interroger les dirigeants de Google et Facebook

Selon Globo, la police fédérale brésilienne va effectuer cette requête auprès des autorités judiciaires américaines dans le cadre d'un accord de coopération judiciaire qui autorise les policiers des deux pays à conduire des interrogatoires sur le territoire de l'autre.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de la police fédérale a refusé de démentir ou confirmer cette information, invoquant le secret de l'enquête sur les accusations d'espionnage américain portant notamment sur des communications de la présidente Dilma Rousseff et de ses proches collaborateurs, ainsi que de responsables de la compagnie pétrolière publique Petrobras.

Les autorités policières fédérales ont déjà demandé à entendre l'ex-consultant des services de renseignement américains Edward Snowden, réfugié en Russie, dont les documents sont à l'origine de ces révélations.

Les responsables brésiliens des entreprises américaines ont déjà été interrogés par la police, et ont démenti toute complicité avec les services de renseignement américains.

Après ces révélations, Dilma Rousseff avait vivement condamné l'espionnage américain devant l'Assemblée générale de l'ONU. Elle avait auparavant suspendu une visite d'Etat à Washington prévue en octobre.

Le quotidien britannique The Guardian a affirmé jeudi soir que l'agence nationale de sécurité américaine (NSA), avait mis sur écoutes 35 dirigeants de la planète, dont la chancelière allemande Angela Merkel.

Ces révélations à répétition depuis juin "ont créé des tensions considérables dans nos relations avec certains de nos partenaires étrangers les plus proches", a admis jeudi Lisa Monaco, la conseillère de Barack Obama pour la sécurité intérieure.

Washington justifie le renforcement de son programme d'écoutes ces dernières années par la montée des menaces terroristes depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Belga

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