Espionnage: les cookies, porte d'entrée pour la NSA chez les internautes

Espionnage: la NSA utilise les cookies pour hacker les ordinateurs
3 images
Espionnage: la NSA utilise les cookies pour hacker les ordinateurs - © Tous droits réservés

En 2013, on estime le nombre d’internautes de par le monde à plus de deux milliards. Autant de personnes cibles potentielles de la NSA. Si l’ampleur de l’espionnage américain ne fait plus de doutes, des documents dévoilés par Edward Snowden confirment la mise en place de systèmes de collecte inédits : les portes d’entrée de la NSA se font aussi par les cookies. L’ordinateur de tout utilisateur serait potentiellement concerné.

C’est le Washington Post qui le révèle : la NSA utilise les cookies comme porte d’entrée pour espionner les ordinateurs des internautes. Les cookies sont utilisés par les entreprises pour cerner les préférences de tout un chacun, afin de mieux cibler les clients potentiels d’après les pages consultées. Un système généralisé et défendu par les publicitaires, mais aujourd’hui remis en cause: des documents transmis par l’ancien consultant de la NSA montrent qu’une partie du mécanisme de suivi de Google, appelé "PERF", est un des moyens dont les services d’espionnage américains disposent pour identifier l’utilisation d’un navigateur par un utilisateur, et ainsi savoir sur quels sites il se rend.

Pire: ce mécanisme de cookies Google permet également à la NSA de cibler un utilisateur, et d’introduire un software pour hacker son ordinateur.

Les documents sur lesquels se base le journal décrivent les procédures utilisées pendant une opération de la NSA, avec les services du GCHQ anglais (Global Communications Headquarters). Il s’agissait d’examiner plus de 900 antennes GSM, ainsi que d’autres sources, pour identifier de nouvelles cibles à surveiller.

 

"'On doit suivre tout le monde pour la 'publicité' devient 'Le gouvernement devient capable de suivre tout le monde, partout'", déclare au Washington Post Chris Hoofnagle, professeur à l'UC Berkeley Law. "C'est difficile à éviter".

Car la NSA utilise également ces informations commerciales pour localiser les téléphones portables de par le monde, opération facilitée par les systèmes de location des iPhones ou les smarprtphones sous Android, ainsi que les programmes Apple ou Google.

Interrogée par le Washington Post, la NSA n’a pas souhaité commenter l’information. Le communiqué d’un responsable se retranche laconiquement derrière la nécessité "de collecter des informations à l’étranger pour protéger les Etats-Unis".

La question est aussi de savoir si Google lui-même n’a pas fourni les cookies à la NSA. L’entreprise s’est également refusée à commenter l’information.

 

Article à lire en intégralité, et en anglais, sur le site du Washington Post.

W. Fayoumi, avec le Washington Post

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK