En larmes, Calogero ne peut finir sa chanson hommage aux victimes de l'attentat de Nice

En larmes, Calogero ne peut finir sa chanson hommage aux victimes de l'attentat de Nice
En larmes, Calogero ne peut finir sa chanson hommage aux victimes de l'attentat de Nice - © Tous droits réservés

"Les feux d'artifice", une chanson écrite en 2014 par Calogero. Deux ans après, ses paroles, qui résonnent dans le cœur des victimes de l'attentat de Nice du 14 juillet 2016.

On allait aux feux d'artifice
Voir ces étoiles de pas longtemps
Qui naissent, qui brillent et puis qui glissent
En retombant vers l'océan

Une chanson qui a été choisie en hommage aux victimes, qui a été choisie par ceux qui ont survécu. Derrière son piano, Calogero l'a interprétée, entouré de l'orchestre philharmonique de Nice et du Chœur de l'Opéra. Une chanson qui prend à la gorge, à tel point que le chanteur, envahi par l'émotion, n'a pu la finir. Le public s'est alors levé et a longuement applaudi, sous les chants du Chœur.

J'étais hissé sur des épaules
Sous ces galaxies gigantesques
Je rêvais en tendant les paumes
De pouvoir les effleurer presque
Ça explosait en fleurs superbes
En arabesques sidérales
Pour faire des bouquets d'univers
Moi, je voulais cueillir ces étoiles

On allait aux feux d'artifice
Voir ces étoiles de pas longtemps
Qui naissent, qui brillent et puis qui glissent
En retombant vers l'océan
Et ça fait des étoiles de mer
Ça met dans les yeux des enfants
Des constellations éphémères
Et on s'en souvient quand on est grand

Dans le ciel vibrant de musique
Je voyais naître des planètes
Jaillir des lumières fantastiques
Et tomber des pluies de comètes
Je m'imaginais amiral
Regardant voler mes flottilles
J'ai fait des rêves admirables
Sous ces fusées de pacotille

On allait aux feux d'artifice
Voir ces étoiles de pas longtemps
Qui naissent, qui brillent et puis qui glissent
En retombant vers l'océan
Et ça fait des étoiles de mer
Ça met dans les yeux des enfants
Des constellations éphémères
Et on s'en souvient quand on est grand

Puis sous les cieux incandescents
Quelqu'un refaisait mes lacets
Je voyais des adolescents
Au loin, là-bas, qui s'enlaçaient
Ça laissait dans mes yeux longtemps
Des traînées de rose et de vert
Je voyais dans mon lit d'enfant
Des univers sur mes paupières

Nous sommes comme des feux d'artifice
Vu qu'on est là pour pas longtemps
Faisons en sorte, tant qu'on existe,
De briller dans les yeux des gens
De leur offrir de la lumière
Comme un météore en passant
Car, même si tout est éphémère,
On s'en souvient pendant longtemps

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