Droite et extrême droite protestent contre la venue du rappeur Médine au Bataclan

Droite et extrême droite protestent contre la venue du rappeur Médine au Bataclan
Droite et extrême droite protestent contre la venue du rappeur Médine au Bataclan - © Capture d'écran Instagram - medine_officiel

Des élus français de droite et d'extrême droite ont protesté dimanche contre les prochains concerts au Bataclan du rappeur Médine. "Au #Bataclan, la barbarie islamiste a coûté la vie à 90 de nos compatriotes. Moins de trois ans plus tard, s'y produira un individu ayant chanté 'crucifions les laïcards' et se présentant comme une 'islamo-caillera'". "Sacrilège pour les victimes, déshonneur pour la France", s'est offusqué sur Twitter le président du parti de droite Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez.

"Aucun Français ne peut accepter que ce type aille déverser ses saloperies sur le lieu même du carnage du #Bataclan. La complaisance ou pire, l'incitation au fondamentalisme islamiste, ça suffit !", a enchaîné la présidente du parti d'extrême droite Rassemblement national (ex-FN), Marine Le Pen, sur son compte Twitter.

Le rappeur français avait fait polémique en janvier 2015 avec son titre "Don't Laïk" et des paroles comme "crucifions les laïcards comme à Golgotha" et "j'mets des fatwas sur la tête des cons". Ce titre était paru une semaine avant l'attentat contre Charlie Hebdo.

"Un musulman ne peut pas avoir une critique objective de la laïcité. J'en ai fait les frais. Je me revendique de cet esprit outrancier, satirique au nom de la liberté d'expression pour pouvoir blasphémer une valeur lorsqu'elle est dévoyée", s'était défendu Médine plus tard dans Les Inrocks.

Voilà 15 ans que je combats toutes formes de radicalisme dans mes albums

Comme le signale Tarmac, le site de la RTBF spécialisé dans les cultures urbaines, Médine n'a pas réagi directement à cette polémique. Il a d'abord posté sur Instagram une photo de lui tout sourire avec ce commentaire adressé à ses fans : "Merci pour vos messages."

Sur le même réseau social, il a publié un nouveau message dans lequel il "renouvelle (ses) condamnations passées à l’égard des abjects attentats du 13 novembre 2015 et de toutes les attaques terroristes."

Et d'ajouter : "Voilà 15 ans que je combats toutes formes de radicalisme dans mes albums. Un engagement qui me vaut les foudres de l’extrême-droite et de ses sympathisants, qui n’hésitent pas à détourner le sens de mes chansons ; ceux-là même aujourd’hui qui tentent d’instrumentaliser la douleur des victimes et de leur famille."

Médine termine son texte avec cette question : "Allons-nous laisser l’extrême droite dicter la programmation de nos salles de concerts voire plus généralement limiter notre liberté d'expression ?"

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