Données personnelles: Facebook mouille Google, Microsoft et Yahoo!

Mark Zuckerberg, patron du célèbre réseau social Facebook, n’aime pas beaucoup les médias et les apparitions publiques. Il a cependant accordé une interview exclusive d’une heure au journaliste américain Charlie Rose, diffusée sur la chaîne PBS. Le site 20minutes.fr décrypte cet entretien.

Mark Zuckerberg était accompagné de Sheryl Sandberg, directrice d’exploitation de sa société et ancienne salariée de Google. Le fondateur de Facebook ne nie pas détenir des données personnelles sur les utilisateurs mais insiste sur le fait que Google, Microsoft et Yahoo ! le font aussi. "Si vous prenez des sociétés, comme Google, Yahoo! ou Microsoft, qui ont des moteurs de recherches (…) elles possèdent également un nombre important d’informations sur vous (…) C’est juste qu’elles les collectent dans votre dos… Mais vous ne le savez pas."

Selon lui, la société Facebook est diabolisé à cause de la confidentialité, alors que d’autres font la même chose. Il explique également qu’une nouvelle application permettra aux internautes de changer les paramètres de confidentialité de chaque publication.

Google est le plus grand concurrent de Facebook

D’après Mark Zuckerberg, Google est le plus grand concurrent de Facebook. L’entreprise vient même de lancer Google +, "Google essaye de construire sa propre petite version de Facebook", a déclaré le fondateur du réseau social.

Le jeune patron annonce également un système qui permettra aux utilisateurs de Facebook de partager les musiques et les articles de presse qu’ils sont en train de consulter.

L’objectif de Facebook reste inchangé, "connecter entre eux le plus de monde possible". Mark Zuckerberg veut également approfondir les partenariats de son réseau social avec d’autres entreprises. Selon lui, "la stratégie des grosses entreprises qui essaient de tout faire par elles-mêmes va être moins fructueuse". Le patron de Facebook a d’ailleurs entamé des discussions avec Amazone et Appel, "on se demande ce qu’on pourrait faire ensemble", a-t-il déclaré.

En ce qui concerne le marché chinois, Mark Zuckerberg suit une ligne de conduite bien précise, "si vous faites les choses les plus faciles en premier, alors vous pourrez faire beaucoup de progrès ensuite" et il ajoute, "notre mission est de connecter le monde entier (...), on ne peut pas connecter le monde entier et pas la Chine".

 

Marie-Lucie Collinge

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