Di Rupo Ier: la presse francophone insiste sur les défis à relever

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Journaux - © BENOIT DOPPAGNE (archives belga)

Les éditoriaux des quotidiens francophones étaient tous consacrés mardi matin au nouveau gouvernement d'Elio Di Rupo. Les éditorialistes saluent globalement la mise sur pied du gouvernement "papillon" mais rappellent que celui-ci devra relever de nombreux défis.

Dans La Libre Belgique, Francis Van de Woestyne estime que la vie du nouveau gouvernement "sera tout sauf un long fleuve tranquille". "Pour assurer une certaine stabilité à l'équipe, il fallait maintenir en place des gens qui ont une certaine expérience. Face à la fronde sociale, face à la pression que va exercer, sur les partis flamands, la N-VA, l'équipe devra se serrer les coudes, rester unie", commente l'éditorialiste. Il suggère de donner cent jours à l'équipe de Di Rupo "pour voir ce qu'elle a dans le ventre".

Dans Le Soir, Véronique Lamquin parle d'une "équipe qui a belle allure" mais rappelle également que les défis seront de taille. "Deux ans et demi, c'est fort peu pour assainir les finances publiques, adapter notre modèle socio-économique aux réalités du 21e siècle et mettre en oeuvre la réforme de l'Etat. Autant dire que, si chaque décision impose une ou plusieurs nuits blanches au gouvernement Di Rupo, l'échec est assuré", commente Véronique Lamquin.

Demetrio Scagliola rappelle quant à lui dans les journaux du groupe Sudpresse qu'"Elio Di Rupo a réalisé des miracles en bouclant une réforme de l'Etat gigantesque et en trouvant, tant bien que mal, des recettes équilibrées pour boucler un budget historiquement lourd". L'éditorialiste indique également que les prochains mois seront décisifs pour le nouveau gouvernement qui ne pourra "plus se permettre de vivre dans un état de survie perpétuel, sans cesse au bord de la crise de nerfs. Les défis qui attendent le pays sont énormes."

L'éditorialiste de la DH, Christian Carpentier, estime pour sa part que l'accession d'un francophone au poste de Premier ministre démontre que la "démocratie fonctionne encore correctement en Belgique, au Sud comme au Nord". Comme ses confrères des autres médias, l'éditorialiste rappelle que le plus dur reste cependant à faire pour Elio Di Rupo et sa nouvelle équipe.

Dans l'Avenir, Catherine Ernens considère que le gouvernement Di Rupo Ier est en soi "une oeuvre d'art à la belge, surprenante. Le résultat et le symbole de 540 jours de crise interminable". Elle indique également que cette oeuvre est fragile et qu'elle pourrait se briser au moindre courant d'air. Les membres du nouveau gouvernement devraient donc transformer au plus vite les accord en lois, ajoute-t-elle.

Dans l'éditorial du quotidien économique l'Echo, Martine Maelschalck, estime que "la tâche de Di Rupo est très simple : s'il ne veut pas être, comme certaines Cassandre l'ont déjà prédit, 'le dernier Premier ministre de Belgique', il est condamné à réussir. Réussir à motiver son équipe, à tenir son budget, à apaiser les Flamands, à rassurer la population - et les marchés financiers. Il n'a pas le choix, en fait."

Belga
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