Détourner un avion avec un smartphone, bientôt possible?

Sera-t-il possbile de reproduire un drame comme le 11 septembre rien qu'avec un smartphone
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Sera-t-il possbile de reproduire un drame comme le 11 septembre rien qu'avec un smartphone - © AFP images

A l'aide d'un logiciel et d'une simple application, un consultant allemand se déclare capable de détourner un avion, en s'introduisant dans le pilotage automatique. Hugo Teso a présenté son projet à Amsterdam hier : limitées pour l'instant au monde virtuel, si ces technologies tombaient dans de mauvaises mains, les risques semblent bien réels.

Un consultant allemand en sécurité des nouvelles technologies, Hugo Teso, a démontré qu’il était possible de détourner un avion rien qu’avec un smartphone. Le site net-security relève que l'intéressé était en conférence hier à Amsterdam. Actif depuis onze ans dans les nouvelles technologies, il avait travaillé auparavant une dizaine d’années en tant que pilote dans une société commerciale, détaille le site spécialisé.

Au cours de cette conférence, Hugo Teso a expliqué que deux choses seulement sont nécessaires à ce projet nommé "Aircraft Hacking": une structure de commande virtuelle (SIMON) et une simple application Android (PlaneSpoilt). L’une permettra de sélectionner les avions et de récolter leurs données (plan de vol, vitesse, altitude), l’autre plus complexe, permettra de les modifier et de "piloter" l’avion à distance.

Caché derrière le pilote automatique

Ainsi, Hugo Teso montre comment un pirate pourrait discrètement s’introduire dans le système et provoquer ces différents scénarios "Please Go Here" qui interfère dans le plan de vol et dirige l’avion vers une nouvelle destination, "Be Punckish" qui allume tous les signaux d’alerte possibles pour créer la panique à bord et enfin "visit  ground" qui permet purement et simplement de faire s’écraser l’avion en corrompant l’assiette… Des scénarios qui ont de faire froid dans le dos.

Mais que ceux qui prennent bientôt l’avion se rassurent, ces technologies, bien qu'elles soient en tous points similaires à la réalité, ne sont effectives que dans un environnement virtuel. Pour l’instant.
Et si un jour elles fonctionnent en environnement réel, le piratage ne s’attaquant qu’au mode automatique, il suffirait donc au pilote de passer en "mode manuel" pour reprendre contrôle.

Enfin, à l’avenir, s’il sera, selon l’ancien pilote, compliqué d’adapter les systèmes informatiques des anciens avions,  il sera assez facile de se prémunir sur les modèles plus récents en s’équipant de patches et logiciels. Que le consultant ne devrait sans doute pas tarder à commercialiser.

BF

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