Des témoignages alarmants du personnel soignant

Le personnel soignant en colère
Le personnel soignant en colère - © Tous droits réservés

Cet après-midi à Bruxelles, environ 4.000 personnes (selon les chiffres de la Police) se sont réunies par bulles de 400 pour exiger un refinancement des soins de santé. Pendant la crise du COVID, le gouvernement fédéral avait promis 600 millions d'euros à destination de ce secteur. 400 millions ont été débloqués, (dont une majorité pour renforcer l'emploi du personnel soignant salarié), mais pour le secteur ce n'est pas assez. Selon le porte-parole de la ministre la Santé Maggie De Block qui a réagi à la question de l'un de nos journalistes : "Nous avons déjà fait des efforts, laissons la concertation sociale suivre son cours. Les revendications s'adressent surtout au futur gouvernement". 

Perdre un patient parce que nous n'étions pas assez nombreux

Au sein de la manifestation cet après-midi, des travailleurs qui ne cachaient pas leur rage. 

Une médecin en maison de repos témoigne : " La charge de travail est devenue énorme depuis la pandémie. On n’a aucune aide des politiques. On reçoit les infos en général via les médias, on ne participe pas à la prise de décision et l’on doit se débrouiller après pour mettre en place les mesures que l’on nous impose ".

Une infirmière (aussi en maison de repos) confirme ce témoignage, et insiste sur le fait que tout se soit accéléré depuis la crise du COVID. "Il faut nettoyer trois plus, il faut faire attention à plein d’autres choses, désinfecter sans arrêt etc. donc c’est vraiment beaucoup plus de travail, une grosse charge de travail en plus ".

Un infirmier aux soins intensifs d’un grand hôpital bruxellois qualifie la situation actuelle d’  " insoutenable " : " Il y a pas longtemps on a eu une journée au cours de laquelle plusieurs personnes ont eu des problèmes en même temps et malheureusement on en a perdu une. A ce moment-là, cette journée-là, nous n’étions pas assez nombreux. On a demandé de l’aide et cette aide ne nous est jamais venue. On nous a répondu : on n’a pas de solution, on ne peut pas vous envoyer d’aide ".

 

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