Des pirates affirment avoir reproduit l'empreinte digitale d'une ministre allemande

Jan Krissler a expliqué qu'il n'était pas nécessaire que la ministre ait touché un objet pour pouvoir reproduire cette empreinte. Des logiciels librement disponibles, tels que VeriFinger, et un cliché de son pouce droit pris lors d'une conférence de presse en octobre suffiraient. Il a ensuite utilisé d'autres photos, prises sous d'autres angles, pour compléter l'image de l'empreinte, qu'il a exhibée samedi lors de la réunion du Chaos Computer Club. Le site d'informations en ligne allemand Zeit Online avait publié samedi matin un article sur une étude qu'avaient menée Jan Krissler avec un autre pirate, Tobias Fiebig, à l'Université technique de Berlin et qui visait à déceler les faiblesses des systèmes de sécurité biométrique. Jan Krissler avait déjà fait de même en 2008 lorsqu'il avait publié une empreinte digitale de Wolfgang Schäuble, qui occupait alors la fonction de ministre allemand de l'Intérieur. Les systèmes de sécurité font aujourd'hui de plus en plus appel à la biométrie, que ce soit via l'utilisation d'une empreinte ou par le scan de l'iris. Jan Krissler a démontré que de tels systèmes peuvent être facilement contournés. Le lecteur d'empreintes digitales de l'iPhone peut également réagir malgré une fausse empreinte, assure-t-il. (Belga)
Belga
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