"Des mensonges, il n'y en aura pas" : la réponse de Sophie Wilmès à Jérôme Colin

L’histoire commence avec un texte (le 29e épisode d’un "roman-feuilleton d’un confinement"), lu par Jérôme Colin dans l’émission "Entrez sans frapper" sur La Première le 28 avril dernier.

L’animateur replonge les auditeurs dans la soirée du vendredi précédent, jour où la Première ministre Sophie Wilmès a présenté le plan de déconfinement de la Belgique. Il imagine un dialogue fictif entre deux téléspectateurs, Léa et Antoine, qui attendent la conférence de presse.

"Elle ne s’est même pas excusée ! Elle a fait attendre 11 millions de personnes pendant plus de 5 heures. […] Moi au moins, si j’arrivais en retard comme ça, si j’avais fait patienter les gens cinq heures trente, je m’excuserais", lance le personnage.

Et la voix de Jérôme Colin d’ajouter que le problème de la communication ministérielle, "c’est le manque de courage, […] le mensonge". Il énumère alors, entre autres, "l’Etat incapable de subvenir aux besoins de sa population" ou encore le choix "de préférer ouvrir Vanden Borre plutôt que célébrer la fête des mères".

Des mensonges, il n’y en aura pas. Il ne peut pas y en avoir

La réponse de Sophie Wilmès a pris la forme d’un message publié sur Facebook ce jeudi. La Première ministre affirme que "la liberté d’expression est sacrée. Le débat aussi. [Elle a] la conviction que la critique est saine".

Mais, objecte-t-elle, "la réalité, c’est que la réponse à un problème complexe n’est jamais blanche ou noire. […] Certains trouveront nos décisions injustes ou inadaptées, d’autres y verront des solutions à leurs problèmes. Nous les prenons en concertation totale avec l’ensemble des Ministres-présidents".

Tout en reconnaissant que "nous sommes tous imparfaits", Sophie Wilmès conclut : "Des mensonges, il n’y en aura pas. Il ne peut pas y en avoir."

Je trouve ça bien qu’elle ait répondu

Contacté à la suite de la réaction de la Première ministre, Jérôme Colin rappelle que le texte, ses personnages et leurs propos font avant tout partie d'une fiction "commencée le tout premier jour du confinement". Intitulé "l’injuste destin du pangolin", cette série est écrite par cinq personnes.

"Ce n’est pas, contrairement à ce que cela puisse paraître, ad hominem. Ce n’est pas elle que ce héros critique, c’est la fonction. Ce n’est pas la femme, insiste celui qui est aussi au volant de l’émission "Hep Taxi !". C’est la fonction et la manière dont on remplit cette fonction."

Jérôme Colin ne veut pas que ce texte et les réactions qu'il suscite soient "un motif de conflit. [...] Nous avons besoin d'unité".

"Que la Première ministre y réponde et dise : 'J’ai entendu ça', alors je trouve qu’il y a quelque chose de gagné. C’est que ce n’est pas totalement opaque, c’est qu’ils peuvent éventuellement entendre, c’est rassurant. Je trouve ça bien qu’elle ait répondu, pas à moi, mais à tous ceux qui ont partagé la vidéo", termine-t-il.

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