Des cyberpirates ont tenté d'extorquer 20 000 euros à un organisme anversois

Le collectif de cyberpirates Rex Mundi (le roi du monde) a de nouveau fait parler de lui, rapporte le journal "De Standaard". Ce vendredi, le groupe de hackers a exigé 20 000 euros à l’AFC, une société de prêt anversoise spécialisée dans l’accord d’emprunts au PME et aux particuliers. Faute de répondre à ses exigences, Rex Mundi menace de mettre en ligne les données de 24 000 de ses clients. Mais l’AFC n’a pas cédé.

L’information avait été divulguée par la publication en ligne britannique The Register. L’organisme de prêt a pour sa part confirmé au journaliste du Standaard, la véracité du hacking et du chantage financier.

Mais plutôt que de s’exécuter, l’AFC a préféré porter plainte devant la FCCU (Federal Computer Crime Unit). Selon l’organisme de prêt, les données détournées ne seraient pas obligatoirement celles de clients, mais pourraient aussi être celle de consommateurs ayant introduit une demande de prêt via un formulaire en ligne.

Une technique bien rodée

Rex Mundi utilise souvent la même technique: pénétrer dans le système de formulaires en ligne d’un organisme pour en copier les données. Ce scénario a déjà été utilisé contre des sociétés de télécom, de ressources humaines et d’intérim. La dernière victime en date est le vendeur de pizza Domino qui, lui non plus, n’a pas cédé au chantage.

Paiement en Bitcoin

Pour les entreprises (souvent belges) qui acceptent de payer, la transaction s’effectue via un compte d’argent virtuel Bitcoin.

Tant Rex Mundi que les experts en informatiques assurent que le choix des victimes n’est pas politique, mais déterminé par la faible protection des systèmes de données des entreprises cibles. AFC nie pour sa part le manque de protection de son site qui est toutefois inactif depuis vendredi.

La justice tente depuis 2012 de démasquer les membres de Rex Mundi, mais en vain à ce jour. Sans doute des Belges, même si rien ne le prouve pour l’instant.

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