Delphine Boël, "la fille de", est à la Une de tous les journaux belges

Les journaux belges s'intéressent à Delphine Boël
Les journaux belges s'intéressent à Delphine Boël - © RTBF

Un visage à la une de la presse ce mardi : celui d'une femme, celui d'une fille, plutôt "une fille de". Delphine Boël est bien la fille d'Albert II, dit L'Avenir. Le roi Albert est le père biologique de Delphine Boël, répond La Libre. Pour Le Soir, c'est donc "le sacre de Delphine".

Côté néerlandophone aussi, les unes sont consacrées à cette filiation. "De sang royal !", titre Het Laatste Nieuws, qui affiche en une un portrait de Delphine Boël réalisé par les studios Harcourt, une photo noir et blanc dans le style glamour des années '50.

Révérence pour la princesse Boël, dit De Standaard qui reprend les mots du communiqué du Roi Albert II, soit : "Sa Majesté le Roi Albert II a pris connaissance du test ADN qu'il a accepté à la demande de la Cour d'Appel de Bruxelles. Les conclusions scientifiques montrent qu'il est le père biologique de madame Delphine Boël" peut-on lire dans le quotidien.

Ce sont des mots qui ont été méticuleusement pesés, puisque l'on lit déjà sous la plume du Morgen l'une des interrogations que ceux-ci poseront : la question de la paternité légale qui n'est pas nécessairement le reflet de la paternité biologique.

L'Avenir plus simplement s'interroge en Une : question d'héritage? Il est encore trop tôt pour y répondre.

Geste d'apaisement?

Pour La Libre, le communiqué du roi Albert doit se lire comme un geste d'apaisement, posé par celui qui fut un monarque sympathique. A la fois proche et éclairé.

L'histoire a trouvé une fin. Sera-t-elle heureuse? On peut en douter. Sans doute, ajoute La Libre, la principale intéressée ne trouvera-t-elle pas dans ces mots froids et distant la reconnaissance sociale et affective qu'elle attendait?

Plus loin, Le Soir juge que "à une époque où les femmes se battent pour la reconnaissance de leurs droits. A une époque où la paternité est de plus en plus mise sur pied d'égalité avec la maternité, à l'heure où le bien-être des enfants est érigé en cause sacrée, qu'un ex monarque refuse obstinément le statut de fille à une jeune femme née de ses amours est consternant".

Albert II a raison sur un point, l'étalement au grand jour de toute cette querelle est un gâchis. Mais il en est le principal responsable.

La conclusion de tout cela se lit à la Une et dans l'édito du Morgen. Ainsi, écrit le quotidien, elle est donc bien la fille de son père. Et alors? Et alors, ce que tout le monde savait sera désormais la vérité officielle. Et alors? Tout cela aurait pu être évité si Albert II avait choisi d'être le souverain qui rend sa fonction plus humaine et plus ordinaire. Il n'a pas eu ce courage.

Revue de la presse du 28/01/2020

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