Décès d’Annie Cordy : "C’était la meilleure, c’était ma grande sœur", raconte le Grand Jojo

Lorsqu’Annie Cordy est décédée, vendredi soir, le Grand Jojo a été un des premiers à être au courant. "Elle est décédée à 18 heures et ma femme a reçu un message aux environs de 20 heures", racontait-il ce samedi sur le plateau de la Une. Il faut dire que le chanteur populaire était un de ses proches. "Sur cinquante ans de métier, on a eu l’occasion de faire beaucoup de choses ensemble !", affirme-t-il. "C’était la meilleure pour moi", ajoute celui qui considérait Annie comme sa "grande sœur".

Pour Jojo, ce qui rapprochait les deux artistes, c’était avant tout leurs racines. "En moi, elle retrouvait l’accent belge, dit-il, cet accent tellement chaleureux." Tous deux étaient des "echte Brusseleir", de vrais Bruxellois, qui parlaient d’ailleurs encore brusseleir entre eux. "Un jour, on m’a téléphoné de Paris, se souvient Jojo, en demandant à parler à Monsieur Lange. C’était le producteur des films de Louis De Funès, et ils avaient besoin d’un vrai Belge. C’était Annie Cordy qui avait donné mon contact, en écrivant "de Lange", le "grand" en bruxellois !" Croyant à un canular, Jojo était donc passé à côté du rôle, suscitant l’incompréhension d’Annie…


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L’accent, les manières, Annie Cordy avait tout d’une Bruxelloise typique. "En privé, c’était une femme vraie, qui représentait vraiment son public, très accessible, très gentille", note le Grand Jojo. Il raconte une autre anecdote où, pendant un gala, Annie n’avait pas de loge, mais vivait dans une caravane. Voulant lui rendre visite avec des membres du gala, Jojo l’avait entendue crier en brusseleir : "Lui, tout seul ket !". "Elle faisait ses macaronis en peignoir", s’amuse Jojo en racontant. Annie Cordy cultivait cette image de maman, elle qui n’avait jamais donné la vie. "Tous les Belges sont ses enfants", corrige le Grand Jojo.

Je la trouvais tellement bien, à 92 ans, avec ses cheveux toujours en pétard

Pour le Grand Jojo, ce qui représentait Annie Cordy, c’était son côté proche du public et son énergie, sa joie de vivre. "On a jamais dit qu’elle était ringarde, elle était formidable dans son dynamisme", affirme-t-il. Apporter du bonheur, de "l’ambiance" chez les gens, c’était tout ce qui comptait. "Encore maintenant, pendant le confinement, les gens m’ont dit 'vous nous mettez un peu d’ambiance, ça fait plaisir', observe le Grand Jojo. C’est ça qu’on avait en commun, ce sens du public. Encore aujourd’hui, il n’y a pas une fancy fair, une fête de scout où ne passe pas 'Tata Yoyo' ou une chanson du Grand Jojo !"

"Hier soir, j’ai eu très difficile à m’endormir, il y a eu le film qui est passé dans ma tête", s’attriste le chanteur. Elle m’avait renvoyé une photo d’elle au mois de mai, je la trouvais tellement bien, à 92 ans, avec ses cheveux toujours en pétard…" Le chanteur espère qu’un hommage lui sera rendu, avec peut-être une statue. Comme beaucoup, lui aussi la pensait immortelle. "Elle m’avait dit : 'le jour où je partirai, je serai même pas au courant', dit-il. J’ai trouvé ça une phrase extraordinaire." Qui sait, une épitaphe peut-être.


 

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