Décès d’Annie Cordy : "C’est un modèle, une professeure, une leçon d’humilité et de gaieté qui s’en va", s’émeut Michel Drucker

Lorsqu’on lui demande l’image qu’il gardera d’Annie Cordy, Michel Drucker hésite : "J’ai tellement de souvenirs avec elle ! Je l’ai eue au téléphone encore il y a quelques semaines…" Mais il se souvient d’une star qui arpentait les routes constamment. "Les souvenirs que j’ai, c’est elle, dans la voiture, avec Bruno, son mari, son pygmalion, courant des kilomètres, avec son petit chien sur les genoux, raconte le présentateur français. Sa voiture, c’était sa maison finalement."

En cinquante-sept ans de carrière, Michel Drucker n’a pas rencontré de célébrité comme Annie Cordy, dit-il : "C’est l’artiste la plus complète que j’ai vue dans ma carrière qui est déjà longue. C’était quelqu’un d’exceptionnel, c’est la plus grande professionnelle que j’ai rencontrée dans ma vie, la plus gaie, qui a décidé de rendre les gens heureux, les enfants heureux. C’était la gaieté même."

Je perds une maman

Le journaliste, qui l’a reçue de nombreuses fois dans ses émissions comme 'Champs-Elysées', rappelle qu’Annie Cordy, avec ses soixante ans de carrière, était là avant lui. "Elle m’a fait faire plein de choses, progresser, danser, faire des claquettes, des tas de choses dans mes émissions, remarque Michel Drucker. Elle m’a appris qu’on peut à la fois avoir l’oreille d’une certaine élite et du grand public." Même s’il rajoute qu’en la cataloguant en chanteuse pour enfants, les élites sont "un peu passées à côté de sa carrière" : "Ce n’était pas que les chansons pour enfants, c’était aussi une actrice exceptionnelle." Selon le présentateur, si son mari l’avait laissée, Annie Cordy aurait pu faire carrière aux Etats-Unis.


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La voix serrée, Michel Drucker l’affirme : "C’est un modèle, un professeur, une leçon d’humilité qui s’en va. C’est une page qui se tourne, je perds une maman." Une personne gaie, toujours bienveillante ("je ne l’ai jamais entendue dire du mal de quelqu’un du métier", affirme-t-il), et surtout très résiliente. "Il y a quelques jours, elle avait un peu mal au dos, elle ne bougeait plus comme avant, mais elle ne s’est jamais plainte, raconte le journaliste. Elle n’a jamais montré un signe de faiblesse, de tristesse."

S’il ne cache pas sa peine, lui pour qui "elle a été là à tous les moments de [s] a vie", Michel Drucker a tout de même une pensée pour les Belges, dont il dit "partager le chagrin". "Elle était baronne, elle était fière, rappelle-t-il. Elle n’avait jamais oublié son pays."


 

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