Débat télévisé avant les élections espagnoles: "Ici ce n'est pas fait pour les stagiaires."

Un débat ennuyeux dont Mariano Rajoy est sorti indemne.
Un débat ennuyeux dont Mariano Rajoy est sorti indemne. - © JAVIER SORIANO - AFP

Les élections en Espagne se dérouleront le 26 juin. Les Espagnols ont déjà voté en décembre dernier mais les partis ne sont jamais parvenus à former une coalition. Il faudra donc retourner aux urnes. Lundi soir, se tenait le seul et unique débat télévisé de cette campagne. Sur le plateau, les quatre mêmes principaux candidats et les lignes n'ont pas vraiment bougé depuis décembre.

Blocage sur le long terme

A l’issue d’un débat aux airs de déjà vu entre des candidats qui n’ont pas arrêté de se lancer des reproches, une conclusion s’impose : le blocage politique pourrait se poursuivre encore longtemps en Espagne. Le leader socialiste Pedro Sanchez a attaqué avec la même virulence le 1er Ministre en fonction, Mariano Rajoy, et le candidat de Podemos. Une stratégie que lui a reproché Pablo Iglesias, donné deuxième dans les sondages devant les socialistes. " Je crois, monsieur Sanchez, que vous vous trompez d'adversaire. Je pense que nos électeurs comme les vôtres, aimeraient que l'on fasse alliance et qu'on s'oppose aux politiques du bloc conservateur. "

La lutte contre le chômage et les politiques économiques ont été au cœur du débat. Mariano Rajoy, avec son flegme habituel, a joué la carte de l’expérience. Il a mis en avant son bilan. Selon lui, l’Espagne va mieux. Elle ne doit donc prendre aucun risque.

C'est très difficile de gouverner, c'est très facile de prêcher. Il serait donc utile que vous autres candidats, étudiez un peu plus les dossiers sinon vous allez rencontrer beaucoup de difficultés. Ici ce n'est pas fait pour les stagiaires.

Et dans l’ensemble le débat a été assez ennuyeux. Cela ressemblait parfois à une longue succession de monologues. Difficile donc de dire s’il aura permis de réduire le nombre d’indécis. En tout cas, Mariano Rajoy en est sorti indemne.

Les socialistes, eux, ont définitivement rompu les ponts avec Podemos.

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