Cybercriminalité: sécuriser son PC est-il devenu ringard?

Mettez toujours vos applications à jour pour réduire, au maximum, les risques d’intrusion.
Mettez toujours vos applications à jour pour réduire, au maximum, les risques d’intrusion. - © ROBYN BECK - BELGAIMAGE

De l’aveu même du patron de Symantec (Norton), l’antivirus ne parvient plus à arrêter que 45% des attaques. Mais c’est pour mieux expliquer, ensuite, que tout ordinateur doit être équipé d’une "suite de sécurité ". Un message apparemment mieux perçu par les hommes que par les femmes.

En Belgique, 85% des PC sont équipés d’un logiciel de sécurité. Ce qui signifie que 15% d’entre nous ne sont pas protégés et constituent un danger de propagation pour les autres. Pour les mobiles, c’est pire: à peine 1/3 des tablettes et ¼ des smartphones sont protégés. Bizarrement, hommes et femmes ne sont d’ailleurs pas égaux devant les cyberattaques. 91% des hommes ont installé un logiciel de sécurité contre seulement 85% chez les femmes. Et cette "distraction" se retrouve aussi au niveau de la mise à jour des programmes de sécurité: la moitié des femmes ne le font pas.

Installer une suite de sécurité

La bonne nouvelle est que la plupart des suites de sécurité (celles qui ont pignon sur rue) offrent une protection raisonnable. C’est du moins ce qui ressort des tests réguliers réalisés par l’organisme allemand AV-Test qui contrôle en permanence les logiciels de sécurité. Les résultats sont largement identiques, avec des différences à la marge. Les tarifs sont de l’ordre de 55 à 70 euros par an pour protéger 3 appareils (antivirus, anti-hameçonnage, pare-feu, contrôle parental,...) . Et votre foyer compte certainement 3 appareils, fixes et/ou mobiles. Les solutions gratuites ne sont pas à proscrire pour autant, même s’il faut généralement choisir la version payante pour disposer de toutes les fonctions.

Le mobile est un ordinateur

Le smartphone est un ordinateur comme les autres. Il a donc également droit à une suite de sécurité, avec des options complémentaires comme le filtrage des SMS et la fonction antivol. Une fonction qui permet de pister son mobile en cas de vol, d’envoyer des messages, de prendre des photos à distance et parfois même de relever le numéro de la carte SIM du nouveau propriétaire.

Le coût est, cette fois, de 15 à 25 euros. A moins, une nouvelle fois, de choisir une solution gratuite ("Antivol " dans le magasin en ligne Play Store d’Android). Et cela vaut aussi pour l’univers iOS: l’App Store de Apple propose des applis de sécurité en téléchargement.

Sécuriser mails et messages

Pour les messageries Web, le chiffrage des messages reste un souci. Selon les chiffres de Google, 35 % des mails envoyés depuis Gmail et 50 % des messages reçus ne sont pas cryptés durant l’entièreté de la communication. Il y a souvent un maillon faible à l’autre bout de la ligne. Raison pour laquelle Google développe un plugin -un greffon- qui permettra à son navigateur Chrome de chiffrer n’importe quel courrier, sur tout son trajet, quel que soit la messagerie utilisée. Mais, bien sûr, il faudra utiliser le navigateur Chrome.

3 conseils de sécurité mobile

Pour limiter les risques de cyberpiraterie ou d’accès à vos données, verrouillez toujours l’écran de votre mobile par un code. Une fonction que l'on trouve parmi les paramètres du téléphone sous l’onglet "sécurité".

Ensuite, mettez toujours vos applications à jour pour réduire, au maximum, les risques d’intrusion.

Et enfin, méfiez-vous des applications illégales, souvent proposées sur des sites de téléchargement non officiels. Sur l’Appstore d'Apple ou le Google Play d’Android, les applications font l’objet d’un contrôle avant d’être rendues accessibles. C’est une protection supplémentaire, mais jamais une garantie absolue.

Jean-Claude Verset

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