Coronavirus : quand les réseaux sociaux sont une bulle d’oxygène pendant le confinement

En ce moment, poster sa vie banale sur Instagram, c’est une "responsabilité morale". Du moins si on en croit le magazine américain The Atlantic. La journaliste Kaitlyn Tiffany raconte qu’après cinq jours de confinement dans son "monde de 38 m2", elle s’est prise à regarder des stories d’inconnus sur leurs sofas, dans leur chambre aux meubles IKEA, en pantoufles ou en pyjama. Des images "aussi apaisantes que de sucer son pouce". Et quand il y a des chats, c’est encore mieux.

Avec le confinement, Instagram, Facebook, TikTok et les autres réseaux sociaux ont pris une autre tournure. Il n’est plus question de se montrer en vacances ou en concert, mais bien de partager des moments que nous vivons tous. En un mot, les réseaux sociaux sont devenus moins mondains, et beaucoup plus intimistes… "Ce n’est pas le moment de se demander si l’on poste trop de stories sur Instagram et si elles sont gênantes, c’est le moment d’essayer, de poster sans retenue", écrit sur Twitter Rebecca Jennings, une journaliste spécialiste des réseaux sociaux.

L'humour, un mécanisme de défense

Du côté du petit oiseau bleu, ce n’est pas aussi apaisé bien entendu. Comme d’habitude, le réseau buzze autour de nouveaux remèdes, polémique autour de la gestion des autorités… mais raffole aussi de blagues autour du confinement. Certains s’amusent à parodier les écrivains qui romantisent leur vie dans leurs maisons de campagne. D’autres jouent à détourner l’un des codes de Twitter, le détournement de titre de film, dans le contexte actuel, avec le hashtag #placeconfinementdansunfilm.

L’humour autour du confinement est sur tous les réseaux, particulièrement sur Facebook et WhatsApp, terre gardée des 40-60 ans. Blagues plus ou moins fines sur la vie enfermée avec son ou sa partenaire, avec les enfants, ou avec un chien qui sert de bonne excuse pour mettre le nez dehors. Les nouvelles générations ne sont pas en reste, sur YouTube et TikTok notamment.

"L’humour, aussi frivole et non-essentiel qu’il puisse paraître, est le mécanisme de défense de l’humanité, un moyen de nous distraire face aux horreurs du monde, tout en nous permettant d’exprimer nos pensées, les pires et les meilleures", note le magazine américain Vulture, en proposant une compilation fort à propos des meilleures blagues sur l’épidémie.


Les mèmes, ces images comiques réutilisables à l’infini, fleurissent aussi sur les réseaux. Même si ce n’est pas toujours du goût des autorités : en Belgique, le hashtag #coronavirusmemes sur Instagram renvoie… aux publications du SPF Santé Publique.

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