Coronavirus, incendies, violences policières… Pour le magazine Time, 2020 est "la pire année de l’histoire"

Les Une du magazine américain Time font souvent le tour de la planète pour leurs qualités graphiques. Cette fois, la rédaction a décidé de s’attaquer à 2020 en le barrant au marqueur rouge pour sa couverture du samedi 5 décembre 2020.

"Il y a eu des années pires que celle-ci dans l’histoire des Etats-Unis et certainement des années pires dans l’histoire du monde, nuance Stephanie Zacharek, critique de film pour le Time, dans son article. Mais la plupart d’entre nous, encore en vie, n’avons jamais vécu quoi que ce soit de ce genre."


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Impossible pour la journaliste d’évoquer l’année en cours sans faire mention de la pandémie du Covid-19 et ses conséquences sur l’économie et le bien-être dans le monde. "On a vu des images de travailleurs de la santé dans les médias, leurs visages marqués par des heures de port d’EPI [équipement de protection individuel, ndlr], leurs yeux plombés de fatigue. Parfois incapables de retenir leurs larmes, ils décrivaient un nouvel ajout à leur quotidien : regarder des patients mourir alors qu’ils ne pouvaient plus les maintenir en vie", écrit-elle.

La gestion de la pandémie par l’administration de Donald Trump est pointée du doigt. "Que signifie un programme 'L’Amérique en premier' dans un pays qui échoue à protéger ses propres citoyens d’un virus mortel ?", s’interroge Stephanie Zacharek.


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L’article ne se borne pas au coronavirus. "Le monde a commencé à tomber en morceau bien avant la pandémie", lit-on, avant de faire mention des incendies qui ont ravagé l’Australie et la Californie pendant des mois. La journaliste revient aussi sur la mort de George Floyd qui a ému et divisé les Etats-Unis et qui a ravivé la flamme du mouvement "Black Lives Matter". L’occasion pour Stephanie Zacharek de dresser un sinistre bilan de l’état des droits civiques dans l’histoire du pays de l’Oncle Sam.

L’article se conclut tout de même sur une note optimiste. La finaliste du prestigieux Prix Pulitzer en 2015 rappelle que "parfois nous devons traverser les heures les plus sombres juste avant l’aurore".

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