Coronavirus en Belgique : un fonds mis en place pour soutenir le secteur de la musique

Tournées annulées, sorties d’album reportées, enregistrements avortés, les musiciens sont durement frappés par la crise sanitaire… et tout le monde ne s’appelle pas Angèle, Stromae ou Typh Barrow. Alors ce mardi, la Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs (Sabam) lance un cri d’alarme et une plateforme : un fonds belge pour la musique, avec un objectif : soutenir les musiciens belges. "C’est essentiellement un fonds de relance qui est vraiment créé par et pour les musiciens, explique Benjamin Schoos, musicien et administrateur délégué à la Sabam. On a créé ça avec Sabam for Culture, PlayRight + et avec deux fédérations professionnelles des auteurs et artistes, le GALM du côté flamand et le FACIR du côté francophone."

L’objectif ? Soutenir le démarrage des carrières et les projets musicaux. "Un artiste pourra demander une aide pour une création, pour une répétition, pour la production et l’enregistrement ou pour la sortie et la promotion d’un album, précise Benjamin Schoos. C’est vraiment un soutien nécessaire pour relancer la machine, mais surtout pour qu’elle ne s’arrête plus, c’est-à-dire qu’on voit plus loin que la crise. C’est l’idée d’avoir un fonds qui va être pérenne et qui va rester."

Derrière Angèle, il y a des gens qui bossent

Pour la Sabam, il faut déjà penser à l’année prochaine. "Un auteur qui est artiste et compositeur a ses cachets de concerts qui sont annulés pour le moment, mais ses droits d’auteur découlent de la diffusion, de l’exécution, etc., donc c’est encore l’année d’après qu’il va être pénalisé", note l’administrateur général. C’est la raison pour laquelle l’aide est disponible dès maintenant.


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Derrière cette aide, on peut également voir un petit coup de pouce pour la musique indépendante. "C’est quelque part aider toute une série d’artistes qui ne sont peut-être pas déjà à la source dans des maisons de disques qui les financent, remarque Benjamin Schoos. Il n’y a pas que des Angèle, mais derrière Angèle, il y a aussi tout plein de gens qui bossent."

Et les majors dans tout ça ? Ont-elles laissé tomber les jeunes artistes ? "Je pense que les choses sont plus complexes que ça, objecte l’administrateur général. Mais je pense que les artistes, pour créer, auront besoin d’une aide faite par les artistes et pour les artistes, qui n’est pas la même aide qu’une maison de disques ou un tourneur de concerts fournissent."

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