Condamné par l'UE, Google n'obligera plus à utiliser ses moteurs de recherche et navigateurs sur Androïd

Condamné par l'UE, Google n'obligera plus à utiliser ses moteurs et recherche et navigateurs sur Androïd
Condamné par l'UE, Google n'obligera plus à utiliser ses moteurs et recherche et navigateurs sur Androïd - © Jonas Hamers - ImageGlobe

Si vous êtes un adepte des smartphones Androïd, vous n'avez pas le choix : votre navigateur est forcément Google Chrome et votre moteur de recherche Google Search. Sachez que cela ne sera bientôt plus le cas : Google a décidé de permettre aux utilisateurs européens de choisir. Une décision qui fait écho aux multiples amendes octroyées par l'Union Européenne au géant de la recherche en ligne, dont la dernière s'élève à 1,49 milliards d'euros et est justement tombée ce mercredi.

Après avoir écopé d'une amende de l'UE déjà qualifiée de "record" de 2,42 milliards d'euros en 2017, puis de faire grimper les enchères avec 4,34 milliards d'euros en 2018, Google semble prendre des mesures pour se protéger de nouvelles sanctions européennes pour "abus de position dominante". La manière dont Androïd gère les moteurs de recherche et navigateurs web va en tout cas être revue, de façon à réellement laisser le choix aux utilisateurs.

Qu'est-ce que ça change?

Si vous possédez déjà un smartphone Androïd, pas grand chose. Google Chrome et Google Search restent installés par défaut. En revanche, lorsque vous prendrez possession un smartphone flambant neuf prochainement, ces éléments ne seront plus automatique et vous pourrez donc choisir vous-mêmes le navigateur que vous préférez, même chose pour le moteur de recherche.

Rien n'indique quand cette modification sera active sur Androïd, c'est-à-dire que si vous avez acheté un GSM flambant neuf récemment, le changement ne sera sans doute pas actif.

Qu'est-ce qui a motivé ce changement?

Si la raison principale de ce revirement chez Google est sans doute pécuniaire, c'est surtout car la façon de faire de la multinationale était sous les radars de l'UE depuis plusieurs années. Pour preuve : le géant de la recherche en ligne avait déjà essuyé plusieurs amendes. Pour comprendre, il faut savoir qu'Android, système d'exploitation utilisé pour 80% des appareils en Europe et dans le monde est l'équivalent de l'IOS pour l'iPhone d'Apple.

Concrètement, l'Union reproche à Google de profiter du succès de son système d'exploitation pour plateformes connectées et portables afin de garantir la première place de ses autres outils.

Dans des griefs adressés le 20 avril 2016 à Google, la Commission européenne accusait l'américain d'obliger les fabricants de smartphones, comme le coréen Samsung ou le chinois Huawei, à préinstaller "Google Search" et de le paramétrer comme service de recherche par défaut, ou exclusif, sur la grande majorité des appareils sous Android vendus en Europe. La Commission a ensuite pointé Google du doigt pour avoir empêché les fabricants de vendre des smartphones fonctionnant sous des systèmes d'exploitation concurrents. Elle avait enfin épinglé Google pour avoir accordé des incitations financières aux fabricants et aux opérateurs de réseaux mobiles à la condition qu'ils préinstallent en exclusivité Google Search sur leurs appareils. Des accusations suivies de sanctions qui avaient alors poussé le géant du numérique à chercher des solutions, la première devrait donc entrer en application prochainement.

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