Communales: comment les candidats utilisent internet et réseaux sociaux

Le compte Twitter de Didier Reynders
Le compte Twitter de Didier Reynders - © Capture d'écran Twitter

L’agence de communication E-net Business a étudié la façon dont les candidats aux communales utilisent l'internet. Si le web et les réseaux sociaux sont devenus des outils importants, il faut revoir une législation trop floue, selon cette étude.

Sur les 30 politiques (15 Wallons et 15 Bruxellois) ayant récolté le plus de voix lors des précédentes élections, 80% disposent d’un site web ou d’un blog, selon l'étude d'E-net Business. Concernant la présence sur Facebook, Elio Di Rupo est champion du nombre de fans (43 211) suivi de Didier Reynders (16 132), du socialiste Alain Mathot (1686), d’Olivier Chastel (1580) et de Corinne De Permentier (1394).

Avoir une fan page est la seule façon légale d’être présent sur Facebook (selon les conditions définies par le réseau social) dans le cadre d’une campagne électorale. Mais l’étude constate que seuls 53% des candidats sondés respectent cette règle alors que 40% d’entre eux sont en infraction (utilisent un profil Facebook à des fins de promotion ou de propagande) et 7% sont totalement absents de Facebook.

Didier Reynders plus actif sur Twitter

37% des 30 candidats sondés ont un compte Twitter. Elio Di Rupo compte le plus d’abonnés (44210) suivi de Didier Reynders (18216), de Charles Michel (8462), de Vincent De Wolf (1313) et de Françoise Schepmans (1251). Mais, pendant la période étudiée (entre le 3 et le 8 septembre 2012), Didier Reynders a posté 5 fois plus de tweets qu’Elio Di Rupo (5158 contre 709). Quelques candidats ont des comptes Twitter rarement, voire jamais actualisés (Serge Kubla, Michel Firket, Olivier Chastel et Arnaud Gavroy).

L’étude d’E-net Business se penche aussi sur la visibilité internet des thèmes liés aux élections communales dans les 10 plus grandes villes de Wallonie et de Bruxelles. Il s’agit de déterminer les sites leaders en référencement en effectuant des recherches sur Google sur des thèmes électoraux. Et on constate que l’information sur les élections communales provient avant tout des médias en ligne (comme RTBFInfo) (61%), puis des blogs ou des réseaux sociaux (26%), avant les sites des partis politiques (24%), les sites institutionnels (communes, Service public de Wallonie,…) (9%) et les candidats locaux (6%).

Ecolo mieux vu à Bruxelles qu'en Wallonie

Parmi les partis politiques, c’est le PS qui est le mieux référencé en Wallonie, suivi du MR, d’Ecolo du FDF et du PTB. A Bruxelles, c’est le FDF qui occupe la première place du référencement. Il est suivi dans l’ordre par Ecolo, le PS, le Parti pirate, le cdH et le MR. L’étude constate donc qu’Ecolo est plus visible sur le web à Bruxelles qu’en Wallonie. Si le MR talonne le PS en Wallonie, il est peu visible à Bruxelles, peut-être une conséquence du divorce d’avec le FDF. Des petits partis tels que le PTB et le Parti pirate obtiennent un bon référencement, probablement grâce à un travail de communication spécifique au web.

L’agence E-net Business rappelle qu’une législation qui date de 1994 interdit tout message de propagande politique sur internet. Mais depuis cette époque le web s’est considérablement développé au point d’être un élément important de toute campagne électorale. Et ce qui est autorisé ou toléré est assez flou aujourd’hui. L’agence insiste donc pour que le législateur reprécise les contours de la loi ou la modifie.

A.L.

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