Clepsydres, ninjas et hélicos: en voiture Simone pour dix émissions de jeux qui ont marqué nos soirées estivales

Eté, ça rime avec télé. Des programmes cultes rythment depuis des décennies les soirées, notamment des enfants. Entouré de papa et maman, un cornet de glace à la main, ils étaient aussi synonymes de "pouvoir aller au lit plus tard". Et il y eut aussi ces moments où on se sentait privilégié de vivre des aventures devant le poste, pendant que les "grands" faisaient un barbecue et que mononc’ René racontait, déjà embrumé par le rosé (un excellent "château migraine"), sa énième blague nulle. Pour les adultes, c'était parfois plus compliqué de s'intéresser aux aventures trépidantes qui mêlaient déguisements ridicules et épreuves improbables (ou l'inverse). Mais de ces moments télé se dégageait cependant une certaine magie. De la gaieté, du soleil. De la candeur parfois. 

La nostalgie n'est pas loin. Plongeons-y. Entre vachettes, cristaux, tigres et hélicos, voici un petit florilège de dix de ces émissions de jeux qui fleurent bon les vacances.

Et surtout... Ne zappez pas! 

Intervilles

"En voiture, Simone !" Attention, émission culte. Et de tous les records. Pendant un demi-siècle, les soirées d’été, place donc à ces moments rares où l'on pouvait voir des joueurs déguisés en nougat de Montélimar ou en saucisse de Morteau porter des seaux d'eau, de fausses engueulades entre présentateurs, des trucs qui tournent, des trucs qui tombent, des Guy Lux beuglant " Lâcheeeeeeezzzzz la vachette !", les dites vachettes courant derrière des hommes déguisés en saucisse de Morteau (ou en nougat) portant des seaux d'eau. Et toujours cette impression tenace de ne voir participer que deux villes : Dax et Saint-Amand-les-Eaux.

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Guy Lux en compagnie d'un gros téléphone gonflable et d'un homme ayant un cache sur sa tête lors des Olympiades d'Intervilles, à Bercy, en 1987 © BELGA/AFP

C’est en 1962 que Guy Lux et Claude Savarit proposent de créer un jeu où des candidats de deux villes différentes s’affronteront dans de sympathiques joutes (où ils seront parfois déguisés en saucisse...ou en nougat). L’émission, inusable, passe de chaîne en chaîne (avec des interruptions temporelles malgré tout): RTF, ORTF, France 3, TF1, France 2,… Une trentaine d’animateurs s'y colleront: Guy Lux, Simone Garnier, Léon Zitrone, Fabrice, Jean-Pierre Foucault, Nathalie Simon, Nagui, Tex, Thierry Roland ou encore Nelson Montfort (sans oublier l’ineffable Olivier Chiabodo et ses doigts magiques)

Des versions hiver ont également ont également été proposées : Interneige et Interglace (Là, les candidats sont déguisés en frisco ou en omelette norvégienne, ce qui change tout). 

Et évidemment revoyons ce moment terrible où survint le drame: on a cassé les lunettes de Léon Zitrone. Crédits: Ina.fr 

Jeux sans Frontières

Un espèce d’"Intervilles " mais à l’échelle du continent. L’idée de ce programme vient d’un certain… Général de Gaulle. En 1965, le Grand Charles eut vent du succès de l'émission aux vachettes (on dit même qu’il regardait l’émission). Nous sommes peu après la signature du Traité de l’Elysée (qui voit une coopération accrue entre France et Allemagne de l’Ouest), et le président français propose donc de faire un Intervilles franco-allemand. Finalement, la compétition s'étendra à divers pays de l'Europe de l'ouest. Les jeux se déroulaient chaque année dans un pays hôte. On retrouve les mêmes principes dans ces épreuves souvent originales. Point de vachette cependant au menu, mais beaucoup d’épreuves avec de l'eau. Et des participants qui glissent, qui grimpent, qui dérapent, qui tournent, qui décollent, qui se vautrent. On perd la trace du divertissement vers 2006 (pour cause entre autres de l’absence de grands pays participants).

La Belgique était une habituée du programme. Nous avons participé à 20 éditions (de 1965 à 1982, et les saisons 88-89). Diffusés sur la RTB(F), "Jeux sans frontières" était présenté notamment par Paule Herreman, que nous retrouvons ici, avec Jean-Claude Mennessier, sur la Grand'Place de Bruxelles, en 1968. 

Deux villes belges ont gagné le concours. Il s'agit de Ciney, en 1965 ( à égalité avec…tiens tiens… Saint-Amand-les-Eaux!) et Rochefort, en 1982. En premier lieu, la machine à archives nous permet de retrouver Paule Herreman et les caméras de la RTBF - et de la BRT- sur le plateau du Heysel en 1979. Les plus assidus reconnaîtrons le fameux Gennaro. Puis, faisons un saut de 10 ans et retournons du côté du Heysel.    

La carte aux trésors

Ou "le jeu des hélicoptères". C'est le tournoyant Sylvain Augier qui était à l'origine aux commandes du jeu, un classique de l'été, de 1996 à 2005. L'émission de France 3 s'est ensuite envolée jusqu'en 2009 avec Marc Bessou puis Nathalie Simon à l'animation. Le programme consistait en une course mêlant sport, réflexion, patrimoine et kérozène. Dans une région française donnée, les candidats devaient résoudre des énigmes et pour cela se faire aider par la population locale. Parfois peu collaborative. Un courageux cameraman (qui tombait une fois sur deux), lui, suivait chaque candidat. Et les téléspectateurs, eux, de s'accrocher à leurs accoudoirs de fauteuil pour éviter les nausées tant les images étaient tremblantes.

Une Rose des Vents, ça se mérite. Pour tout le monde. 

Une émission du même style a existé au début des années 80 (de 81 à 84, exactement). S'appelant d'abord la Chasse au trésor puis La Chasse aux trésors, elle était le fruit d'une collaboration des télés francophones (la RTBF, toujours dans le vent, était aussi dans le coup, donc). L'émission se déroulait en studio à Paris pour les candidats. Et sur place, dans un pays donné, par un Philippe de Dieuleveult gesticulant qui essayait de trouver le(s) fameux trésor(s). 

Cette année, en 2018, l'émission a été relancée et est repartie pour un tour (de pale). C'est Cyril Féraud qui y officie.   

L'Enigme du Cristal

Aah, du vrai Made in RTBF. Pur jus. En 1995 était diffusée le dimanche soir l’Enigme du Cristal. Le jeu a fait long feu, mais beaucoup s'en souviennent encore. Il n’y eut que treize épisodes à cette émission ludique conçue par Marc Moulin et Jean-Michel Germys. Jacques Careuil, Jean-Michel Briou et Sam Touzani animaient les épreuves basées sur les Aventures de Tintin. Le cadre : Walibi. Une famille composée des enfants, des parents et des grands-parents était mise au défi chaque semaine. Le but: trouver des morceaux de cristal pour accéder à une crypte (de cristal, cela va de soit). Les cadeaux étaient à la clé. Le jeu était rythmé et il y en avait pour tous les goûts, car il s'adressait à toutes les générations (service public, quand tu nous tiens...). 

Revoyons le générique et le début d'une émission, digne d'un blockbuster d'Hollywood (-sur-Dyle): 

Petite surprise en fouillant dans notre armoire à programmes. Une jeune candidate a montré sa bouille lors d'une des émissions. Il s'agissait l'animatrice Sophie Pendeville. Nous ne résistons pas à vous montrer la fin du jeu, et la possible victoire de sa famille. Suspens... Notez en même temps la géniale voix de Marc Moulin, qui annonçait le verdict de la partie. Et les bruitages, utilisés à de nombreuses reprises sur nos antennes (notamment dans le jeu des dictionnaires). 

L'été de tous les records

L'émission des sportifs. En fin d'après-midi, Pierre Sled proposait sur France 3 (de 2003 à 2005) de battre des records du Guinness Book. Le programme, réalisé dans des stations balnéaires, était parsemé de défis sportifs. C'est grâce à lui que nous avons pu faire la connaissance du fameux Barry White, le juge officiel. Il avait une voix moins grave que le crooner. 

Générique de l'émission de France 3 (Source: Youtube)

L'île de la Tentation

Durant 6 saisons, de 2002 à 2008, c'était la fête aux beaux gosses et aux jolies nénettes sur TF1. Des couples "testaient" la résistance de leur amour face à une cohorte de célibataires. A la fin, les tourtereaux annonçaient s'ils restaient ensemble ou pas. Direction donc les plages paradisiaques de Thaïlande et ensuite du Mexique lors des deuxièmes parties de soirée du samedi pour cette émission à haute valeur intellectuelle.

Les codes télévisuels de ce type d'émission ont fortement été tournés en dérision à l'époque, comme dans les regrettés Guignols (vidéo Dailymotion)  

Fort Boyard

" Sors! Sors! " 

Ces ordres, hurlés à tue-tête, hantent et résonnent encore et toujours, année après année, dans la caboche de nombreux estivants. Avec Fort Boyard, on est sur du culte. Un incontournable du samedi soir. L’idée nous vient d'un allumé du nom de Jacques Antoine. Le concepteur de jeux repère, en 1987, un endroit incroyable. Telle une île de pierre au milieu du "Pertuis d’Antioche" - cette partie de mer située entre l’île d'Aix et l’île d’Oléron - un fort napoléonien, à l’abandon, semble surgir des eaux. Ca tombe bien, la télévision française aimerait trouver un remplaçant à feu La Chasse au trésor. Banco! La perle rare repérée, la production l'achète (pour la revendre au département un euro symbolique). Mais il faut tout refaire, le bâtiment étant dans un état lamentable. En 1989, les travaux battent leur plein. Et un an plus tard, les Clés de Fort Boyard arrive sur les écrans. 

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Seul moyen pour accéder au vaisseau de pierre: une nacelle © XAVIER LEOTY - AFP
Le fort fut achevé en 1857. Il servira ensuite de prison © MEHDI FEDOUACH - AFP
Avant chaque période de tournages, les artisans sont à la manoeuvre © XAVIER LEOTY - AFP

Félindra, tête de tiiiiiiigre 

Clap! Bam ba bam ba ba ba bam! Les tambours du générique retentissent. Première saison. Ce n'est pas un énorme succès, mais la production fait pression et ça repart. On simplifie le nom, et à partir de 1993, ce ne sont plus que des célébrités qui participent aux tournages, et ce au profit d'associations. Et là, la sauce prend. La mécanique et les jeux sont peaufinés, et le monde du fort est peu à peu consolidé, notamment grâce à des "personnages" atypiques. Un vieux sage amoureux d'énigmes, le Père Fouras; une dompteuse de fauves au rôle somme toute assez succinct, Félindra; des hommes forts, L'homme Fort de Fort Boyard, devenu Mister Boo; des hommes encore plus forts, (feu-) Le Sumo et (feu-) La Boule; des Maîtres du temps à têtes de tigres,... Et last but not least: les Passe(s)Passe-Partout, Passe-Temps (qui arrêta de tourner en 2010) et Passe-Muraille sont devenus au fil du temps des figures mythiques. Tout comme le geste de la main de Passe-Partout, qui compte toujours inlassablement les clés. Voilà pour les personnages historiques (c'est à se demander si des concepteurs de nouveaux jeux oseraient encore mettre en scène de tels caractères parfois caricaturaux, sans se prendre des volées de bois vert de la part d'associations, si l'émission était lancée à l'heure actuelle...).

La production introduit presque chaque saisons de nouveaux personnages. Depuis un petit temps sont apparus Blanche et sa jumelle maléfique Rouge (Delphine Wespiser, miss France 2012), Willy Rovelli et sa nourriture douteuse, Francis Lalanne (rebaptisé Narcisse Lalanne). Nous avons aussi eu droit à d'autres "célébrités", sensées faire passer des épreuves. Citons les Bogdanov, le magicien Eric Antoine,... et cette saison... même Vincent Lagaf' et sa barbiche volante rythment l'aventure. L'émission prend le tournant de la facétie et se tourne davantage vers les enfants. Le Fort innove.    

O tempora, O Mores

L'air du temps, passant par là, a aussi fait supprimer pas mal d'épreuves. Evidemment, il n'y a pas assez de place pour en garder plus d'une quarantaine dans ce lieu, qui bien que devenu un gigantesque plateau-télé, n'est pas extensible. Mais il n'y a pas que... Cette année, une épreuve bien connue a par exemple disparu: l'épreuve dite des "cylindres". Accusée de sexisme, elle n'a pas survécu à 2017. Dans les faits, le principe était pour certains un peu "hypocrite". Le prétexte de montrer des "exploits sportifs" n'avait pas, comme but inavoué, de faire tourner un peu les têtes des "papas" (et de mononc' René)? Auparavant est passée aussi à la trappe celle du "fil d'Ariane" (un candidat devait retrouver des indices tatoués sur une Ariane... topless). Et celle du "Colin Maillard"  . Cette dernière, jouée 4 fois, en 1990 consistait à, dans le noir, trouver des clefs placées carrément sur... des femmes en maillot (!). 

Cris de guerre et trésor

Une saison de France 2 -que vous pouvez aussi regarder sur l'incontournable RTBF- compte pour le moment dix épisodes. La préparation et le tournage requièrent toute une logistique. La grosse partie du matériel et des centaines d'animaux sont acheminés, les techniciens s'affairent en tous sens pour nettoyer après presque six mois d'inactivité, les nouveaux décors sont montés,... 

Pour le tournage avec les candidats, tout est mis en boîte en deux semaines, au rythme dingue d'une émission enregistrée par jour. Après, ce sont des chaînes étrangères qui prennent possession des lieux. 32 pays différents y ont déjà mis les pieds (le plus fidèle est la Suède, avec déjà 18 saisons). Notez que les équipes techniques ainsi que quelques personnages, tel Passe-Partout restent les mêmes quel que soit le pays. Fort Boyard: une success story.  

Si vous voulez encore plus d'informations sur le programme et ses coulisses, jetez un coup d'oeil sur le site internet, terriblement complet 

"Citius, Altius, Fortius"

L'émission a déjà été entre les mains d'une petite dizaine d'animateurs. Souvenez-vous du sévère (et néanmoins taquin) Patrice Laffont, de Sophie Davant, de Marie Talon, de Cendrine Dominguez, de Sarah Lelouch, de Valérie Pascal, d'Anne-Gaëlle Riccio ou encore de l'exubérant (et néanmoins gueulard) Jean-Pierre Castaldi. Depuis 2010, c'est le musculeux (et néanmoins belge) Olivier Minne qui officie seul pour accompagner les candidats. Ce dernier, à la fin de l'émission, reprend comme gimmick la devise olympique "Citius, Altius, Fortius " (remise à la mode par Pierre de Coubertin) et crie, à qui veut l'entendre: "Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus FORT!". 

28 ans que le programme ne prend pas l'eau. Les adeptes sont toujours au rendez-vous, le public se renouvelle et la saison 2018 est déjà bien lancée.   

La piste de Xapatan

En route pour le Mexique! Sophie Davant emmenait ses candidats dans la jungle maya. Un petit air d’Indiana Jones… L’émission estivale d'Antenne 2 n'a pas tenu longtemps: une saison. En 1992… Mais elle a marqué.  C’est encore ce sacré Jacques Antoine qui a inventé le jeu. Trois ans après avoir commis " Les Clés de Fort Boyard ". Le succès n’a cependant pas été le même. Caramba! Bien que les audiences furent tout-à-fait correctes (4 millions de téléspectateurs français environ), ça n’a pas suffit pour que Xapatan suive la piste de son grand frère télévisuel.   

Ninja Warrior: le Parcours des héros

TF1 est revenue il y a peu avec un nouveau jeu de l’été: Ninja Warrior. Il s'agit d'une course d’obstacles. Le parcours, façonné sur mesure pour des candidat(e)s hyper balèzes, est toujours le même. L’objectif est d’arriver au bout sans se fracasser dans l’eau (mais on peut perdre des dents, ça s’est autorisé). Le programme est commenté, un peu à la manière d’un match de catch, par Christophe Beaugrand et un Denis Brogniart aux chemises toujours impeccablement repassées (on ne sait pas si ce sont les mêmes que dans Koh-Lanta). Déjà deux saisons sont à mettre au compteur de l’émission. La troisième est prévue pour cet été. Le concept vient d’une émission japonaise, Sasuke, et ressemble fort à une autre émission: Wipeout. Cette dernière a aussi été connue sur nos écrans sous le nom de Total Wipeout

Mais aussi...

N’oublions pas quelques incontournables de la belle saison. Les sagas françaises de l’été : Qui ne se souvient pas de ces soirées de téléfilms français, qui nous parlaient d’histoires de familles bourgeoises, de secrets ruraux et de meurtres à l’ombre de menhirs. Le Château des Oliviers, Dolmen, le Miroir de l’Eau, Zodiaque, les Cœurs Brulés ou encore Terre indigo. Ca, c'est du patrimoine. 

Le grand plongeoir : Un "one shot" signé France 2. En 2003, juste après Fort Boyard, Edouard Baer animait un espèce de bazar mêlant burlesque, absurde et n'importe quoi. Il était accompagné de l'hilarant François Rollin pour une tentative de bousculer les codes de la télé. Cela n'a (malheureusement) pas été reconduit l'année suivante.  

Sagas TF1 dégainait un Stéphane Bern plus guindé que jamais pour un programme de début de soirée axé showbiz, paillettes, sang bleu et yachts de luxe.

 40 degrés à l’ombre. Animée par Thierry Beccaro, c'était l’émission phare des après-midis de FR3. Le talk-show estival était chaque semaine sur une plage de France différente. Rubriques (avec notamment une séquence "animaux" avec Jacques Gourrier, un chroniqueur maladroit), démonstrations, coin cuisine, invités et fous-rires. Avec à la fin, en prime, une petite chanson entonnée en play-back sur un podium kitsch. Animée successivement par Vincent Perrot, Marie-Ange Nardi et Thierry Beccaro. Une des séquences marquantes était le jeu de la séduction. Il s'agissait pour trois candidat(e)s de plaire le plus à l'invité(e). La personne qui gagnait avait l'honneur d'être élue "Séducteur(trice) du jour". Et ça, c'est chouette.   

 


Tout au long de l’été, la rédaction web de la RTBF vous raconte des histoires liées à des objets incontournables de l’été. D’où viennent-ils ? Que disent-ils de nous et de notre société ? Quels souvenirs font-ils remonter à la surface ? Le thermomètre, la tente qui se déploie en deux secondes, l’apéro, la crème solaire, les tubes de l’été qui vous ont fait danser ou encore ces émissions qui animent nos soirées télé estivales… Retrouvez tous les articles en cliquant ici.

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