Charleroi, dans le viseur de la photographe

Claire Chevrier, Charleroi, 2013 © ADGP
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Claire Chevrier, Charleroi, 2013 © ADGP - © Tous droits réservés

A la demande du Musée de la photographie, c'est la française Claire Chevrier qui a posé ses objectifs sur la ville. Depuis plus de 20 ans, elle explore l'univers des mégalopoles et des espaces de travail. Sur la cité carolo, elle pose un nouveau regard, à la suite des photographes américain et scandinave qui s'étaient déjà prêtés à l'exercice.

Le Musée de la photo de Mont-sur-Marchienne appelle ça ses "Missions photographiques". Un photographe étranger est invité à poser son regard, et son appareil, sur Charleroi.

Claire Chevrier, française, n’était jamais venue à Charleroi. "J'avais plutôt des échos un peu noirs, plutôt négatifs. J'ai voulu prendre un petit peu le contre-pied de ça et montrer que dans une ville ou un lieu, il y a toujours des choses négatives et positives".

Elle passe une première semaine à Charleroi, puis trois autres encore, l’été dernier. La ville et ses usines, évidemment, s’imposent à elle…

"J'ai axé ça sur la structure urbaine... et après ça, rentrer dans les lieux. Pas dans l'intimité des gens, mais dans mes entreprises. Donc c'est pas tant les industries et les grandes usines abandonnées qui m'intéressaient - bien qu'elles ont une esthétique - mais ce sont celles encore en train d'exister."

Des images de la réalité carolo, exposées pour quatre mois au Musée de la photo, un regard plutôt tendre…
 

"Je pense qu'on peut aborder des questions graves, sérieuses, qu'on peut regarder les choses en face. Mais on peut le faire aussi avec une certaine douceur. Et ça c'est quelque-chose qui, je pense, se sent aussi dans cette exposition".

Claire Chevrier, dont les photos côtoient ces semaines-ci au Musée de la photo de Mont-sur-Marchienne celles d’un illustre prédécesseur : Gilles Caron, figure mythique du photojournalisme français.

Les deux expositions sont à découvrir jusqu'au 18 mai 2014.

A. V.

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