César 2019 : revivez la cérémonie minute par minute

Ce vendredi 22 février se déroulait la traditionnelle cérémonie des César 2019. Plusieurs acteurs et productions belges faisaient partie des nommés.

La cérémonie minute par minute

La cérémonie s’est ouverte sur le coup de 21h avec une reprise « made in Cesar » des titres de Queen. Sous les traits de Freddie Mercury, le maître de cérémonie, Kad Merad, a repris les titres du groupe anglais en revisitant les paroles pour l’occasion.

Les premiers sont tombés aux alentours de 21h15. Kenza Fortas est repartie avec le César du meilleur espoir féminin pour « Shéhérazade ». Son compère Dylan Robert qui joue dans le même long-métrage a remporté le César du meilleur espoir masculin.

Première récompense belge

À 21h21, le chef opérateur belge Benoît Debie a remporté le César de la meilleure photographie pour son travail sur « Les Frères Sisters » de Jacques Audiard.

Il s’agissait de la première nomination du directeur de la photographie liégeois aux César, ainsi que de sa première collaboration avec Jacques Audiard. Ce dernier a déjà glané à deux reprises le César du meilleur réalisateur et est à nouveau nommé dans cette catégorie vendredi.

Le César du meilleur son a été remis après 20h40. C’est le film « Les Frères Sisters » qui a remporté le prix. Le second pour ce film donc, pour lequel le liégeois Benoît Debie a remporté le prix de la meilleure photographie.

Aux alentours de 20h36, le long-métrage « Jusqu’à la garde », a remporté le prix du meilleur montage.

« Ni juge, ni soumise » récompensé

Vers 21h45, le documentaire belge « Ni juge ni soumise » de Jean Libon et Yves Hinant a remporté le César du meilleur documentaire. Ce long-métrage était nominé face à plusieurs productions françaises.

La juge d’instruction Anne Gruwez, qui donne corps à ce film, est montée sur scène pour la remise de la récompense. Elle s’est exprimée, remerciant plusieurs personnes. Les paroles de la juge sont étonnantes puisque le président du tribunal de première instance de Bruxelles, qui avait déclaré qu’Anne Gruwez y ressemblait à « un singe assis sur un orgue de barbarie », évoquant aussi un « manque de loyauté ». Il avait interdit à la magistrate de s’exprimer sur le film. Elle a donc décidé, une nouvelle fois, de passer outre cette interdiction.

Le film de Jean Libon et Yves Hinant avait déjà gagné le Magritte du meilleur documentaire.

C’est conjointement que les César des meilleurs films d’animation ont été remis. À 22h12, Vilaine fille a été couronnée meilleur court tandis que c’est Dilili à Paris qui a été sacré meilleur long dans cette catégorie.

À 22h pile, le prix de la Meilleure adaptation a été remis aux réalisateurs de Chatouilles : Adréa Bescon et Eric Métayer, qui traite de l’abus sexuel sur mineurs.

Le César du public est remis depuis l’année 2018. Il récompense chaque année le film qui a fait le plus d’entrées. Sans surprise, Les Tuches 3 est reparti avec ce César. Ce long-métrage est réalisé par Olivier Baroux, l’ancien compère de Kad Merad dans le duo Kad et Olivier.

À 22h24, c’est le père de Kad Merad qui est monté sur scène pour remettre cette distinction. Il a remercié Olivier d’avoir « pris soin de son fils », devant une audience émue.

À 22h55, le prix du meilleur court-métrage a été remis au film « Les petites mains » de Rémi Allier. Cette production courte était également nominée lors des Magritte du cinéma belge.

Nouvelle touche belge lors de la cérémonie française puisque la voix off a précisé que le réalisateur était passé par l’IAD, à Louvain-la-Neuve et qu’il vivait à Bruxelles même s’il est né à Macon, en France.

À 22h50, un hommage a été rendu à Charles Aznavour, décédé le 1er octobre 2018. C’est le chanteur Eddy de Pretto qui a été chargé de reprendre une chanson de l’artiste. Il a gratifié l’assemblée d’une reprise du titre emblématique « Je m’voyais déjà ».

Sur le coup de 23h04, c’est le prix de la meilleure actrice dans un second rôle qui a été décerné. La belgo-française, Virginie Efira était nominée dans cette catégorie pour son rôle dans « Le grand bain » mais c’est Karin Viard qui est repartie avec la récompense pour son rôle dans « Les chatouilles ». La Française rejoint donc les sept actrices qui ont reçu le prix du meilleur second rôle féminin à deux reprises.

C’est à 23h39 qu’a été remis le César du meilleur film étranger des mains de Rossi de Palma et Patrick Timsit. C’est « Une affaire de famille » du japonais Hirokazu Kore-Eda qui a été élevé au rang de lauréat dans cette catégorie.

Parmi les nommés figuraient aussi deux productions belges : « Girl » de Lucas Dhont et « Nos batailles » de Guillaume Senez. Ce dernier a d’ailleurs été récompensé du Magritte du meilleur film au début du mois de février.


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Aucune production belge n’est donc repartie avec le prix.

C’est le comédien Alex Lutz qui a remporté le César du meilleur acteur à 23h50. Dans son film « Guy », il incarne un chanteur oublié, de retour dans un album de reprises. C’est également l’acteur qui a écrit et réalisé ce long-métrage.

Guillaume Galienne était chargé de remettre le prix de la meilleure actrice. « En fait, j’avais préparé une vanne mais comme je suis un mâle, blanc, hétéro, je vais fermer ma gueule », a-t-il déclaré avant d’attribuer, à 00h01 le César à Léa Drucker pour son rôle dans « Jusqu’à la garde ».

Virginie Efira est donc repartie bredouille malgré sa nomination pour le prix suite à son rôle dans « Un amour impossible ». Même résultat pour Cécile de France, nommée pour le personnage qu’elle campe dans « Mademoiselle de Joncquières ».

À 00h13, le film choc sur les violences conjugales « Jusqu’à la garde » de Xavier Legrand a remporté le César du meilleur film.

La comédie « Le Grand Bain » de Gilles Lellouche, sur des cabossés de la vie qui s’adonnent à la natation synchronisée, était le concurrent principal du film de Xavier Legrand. Tous deux bénéficiaient de 10 citations chacun.

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